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AccueilDossiersMars 2018Accompagnement spirituel en entreprise pour soutenir, encourager, réparer.

Accompagnement spirituel en entreprise pour soutenir, encourager, réparer.

Joëlle Moll est fondatrice de Pertinence, une boîte de consultance strasbourgeoise. Voici son témoignage.

 

Je suis une personne fondamentalement joyeuse. J’ai créé ma société, mon cabinet s’appelle Pertinence et il existe depuis 32 ans. Ma fille travaille avec moi. Elle est plus douée en informatique que moi.

J’ai beaucoup de chance parce que j’ai des clients qui me font confiance, même s’il m’est arrivé de dire non à un client parce que nous ne partagions pas les mêmes valeurs et j’ai perdu un contrat de 30 000 euros.

Je crois en l’homme, en la bonté, en la solidarité, en la simplicité. Quand on est chrétien, on ouvre sa porte, son cœur. On accompagne en cohérence avec ses valeurs tout en étant discret avec ce qu’on croit. Un jour mon banquier m’a dit : « Vous ne seriez pas chrétienne vous ? » Je lui ai répondu : « Oui vous l’avez deviné. » Ma foi chrétienne, je n’en parle jamais.

Joëlle Moll

Dans mon travail, je suis aussi parfois sévère, autoritaire. Il faut dire que je fais de la formation et de plus en plus de cohésion d’équipe, de médiation.  Je secoue les gens parfois. Ce que m’ont appris les EDC c’est la bienveillance et la subsidiarité. Sinon, j’ai un truc, c’est que je suis à l’aise avec quelqu’un. Je ne me considère pas comme une formatrice mais plutôt comme une consultante et une accompagnatrice. Je suis persuadée que les gens ont plein de trésors en eux, c’est juste qu’ils ne savent pas toujours les voir, on ne leur en donne pas l’occasion. J’étais chrétienne avant mais maintenant, je suis devenue une pratiquante de l’humain. Souvent les patrons me disent, Joëlle, tu as amené de l’humain dans ma boîte.

 

Je suis persuadée que les gens ont plein de trésors en eux, c’est juste qu’ils ne savent pas toujours les voir, on ne leur en donne pas l’occasion. J’étais chrétienne avant mais maintenant, je suis devenue une pratiquante de l’humain.

 

L’échec pour moi, c’est de ne pas être en cohérence avec ses valeurs. Je rencontre la souffrance au travail. Les gens sont malheureux parce qu’il y a des clans, des ragots. Ils sont malheureux chez eux et ils amènent leurs soucis au travail, ce n’est pas si évident de mettre son paquet à côté quand on arrive au travail. La souffrance au travail, ce sont aussi des personnes à qui on n’a pas tendu la main. Il faut dire que les patrons n’ont pas toujours le temps de parler avec leurs employés. C’est mon job et je suis là pour réparer, encourager, motiver, porter. Je n’ai pas envie de partir à la retraite. Je souhaite faire remarquer aux gens qu’ils ont des atouts en eux pour réussir.

Aux EDC, on parle beaucoup de la relation entre le fait d’être chrétien et le fait d’être patron, de la subsidiarité et de la bienveillance. La subsidiarité c’est autoriser les gens de la base à donner leur avis, à avoir des idées. Le chef est là pour encadrer. On veut que les gens soient partie prenante, acteurs dans l’entreprise. La bienveillance cela ne veut pas dire que tout le monde fait ce qu’il veut ni le laisser-aller, cela veut dire aussi la performance. On écoute, on partage, on discute, on s’engueule mais on se dit : qu’est ce qu’on fait ensemble pour que cela marche, qu’on ait du résultat.

Il m’est arrivé aussi de rendre visite à des prisonniers. Je me suis sentie très impuissante par rapport à cela. Un jour, on m’a amené un sortant de prison. Je ne suis pas parvenue à lui trouver du travail.  Dans ma vie personnelle et professionnelle, j’ai été confrontée à des épreuves. Je suis allée à l’orphelinat pendant un an. J’ai connu le licenciement par exemple. Je n’en veux à personne car cela me détruit de l’intérieur. J’ai la chance que mon envie de vivre soit passée au-dessus de tout cela. J’ai la chance d’avoir une force. Je crois qu’elle me vient de ma grand-mère, elle me disait : « Après le tunnel, il y a toujours la lumière. » Quant à mon beau père, il m’a appris le sens de la fratrie. Ce qu’il y a de formidable avec mon métier, c’est que je m’enrichis tous les jours. Au fond, j’ai beaucoup de chance.

Propos recueillis par Isabelle Dumont

 

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