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Homélie du 13 février 2018

LIRE LES LECTURES DU JOUR

L’épisode relaté par l’évangile de ce jour se passe « dans la barque » qui préfigure l’Eglise. C’est à la communauté des chrétiens de Rome, et à travers elle à l’Eglise de tous les temps, que saint Pierre s’adresse à travers Marc, son porte-parole.

 

Le sens de la venue du Christ parmi nous ne se découvre pas dans les longues discussions, le plus souvent stériles, et qui ne font qu’aveugler et endurcir le cœur ; mais dans l’accueil plein de reconnaissance du don le meilleur, du présent merveilleux qui vient d’en haut, qui descend d’auprès du Père de toutes les lumières ; lui qui a voulu nous donner la vie par sa Parole de vérité, pour faire de nous les premiers appelés de toutes ses créatures.

 

Heureux l’homme qui supporte l’épreuve avec persévérance, car, une fois vérifiée sa qualité, il recevra la couronne de la vie comme la récompense promise à ceux qui aiment Dieu.

 

Cette Parole dans laquelle s’accomplissent toutes les Ecritures, ne nous suffirait-elle pas ? Ce Pain qui descend du ciel à chaque Eucharistie, ne rassasierait-il pas notre faim ? « Vous ne comprenez pas encore » qu’en son Fils, le Père nous a tout donné ?

 

L’Eglise ne serait plus l’Eglise si elle corrompait l’unique Pain qui lui est confié, par le levain d’autres discours, aussi « religieux » ou « spirituels » soient-ils. L’Eglise ne serait plus « la lumière du monde » si elle obscurcissait la Parole de vérité par des « discussions » qui trahiraient son incompréhension du message de grâce qui lui est confié. L’Eglise ne serait plus l’Epouse du Christ si elle acceptait dans sa barque d’autres maîtres que son Seigneur.

 

Ce qui est vrai de l’Eglise tout entière, s’applique à chacun de nous. Puisse cet évangile être l’occasion de vérifier notre attitude par rapport à la Révélation : nous inquiétons-nous de « n’avoir qu’un seul pain dans notre barque » et cherchons-nous à « compléter » la Parole du Christ par des emprunts aux autres propositions religieuses qui nous sont offertes ?

 

Si le Pain de la Parole de Vie ne suffit plus à nous rassasier et à refaire nos forces pour vivre dans la charité, il est urgent de nous arrêter, et de prendre le temps de faire mémoire de l’œuvre que Jésus a accomplie en notre faveur. Pleins de reconnaissance, prenons alors la ferme résolution de nous engager résolument dans le beau combat de la fidélité, en arrachant de nos cœurs le levain du scepticisme et de la contestation.

 

Heureux l’homme qui supporte l’épreuve avec persévérance, car, une fois vérifiée sa qualité, il recevra la couronne de la vie comme la récompense promise à ceux qui aiment Dieu.

 

Abbé Philippe LINK
Communauté de Paroisses de la Meinau

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