vendredi 28 février 2020
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De la culture du déchet à l’écologie intégrale

 

Dans la nature, les déchets produits par certains écosystèmes servent de ressources pour d’autres. Cet équilibre du zéro-déchet est bien loin d’être le même dans nos sociétés humaines.

 

Pour le pape, « la culture du déchet affecte aussi bien les personnes exclues que les choses vite transformées en ordures » (LS 22), selon la logique « utilise et jette » (LS 123). En effet, dans un système économique qui repose sur « la maximisation du gain » et le développement « d’un consumérisme obsessif » (LS 203), les êtres humains sont réduits à l’état de producteurs « traités comme de purs objets » (LS 123) et de consommateurs qu’il s’agit de « submerger dans une spirale d’achats et de dépenses inutiles » (LS 123) source de montagnes de déchets : « La personne humaine est aujourd’hui sacrifiée aux idoles du profit et de la consommation ».

Ainsi cette « culture du déchet » s’applique non seulement à la nature mais aussi à la personne humaine, plus spécialement aux plus faibles : pour cette culture du déchet, la personne humaine n’est plus une « valeur fondamentale à protéger (…), spécialement si elle est pauvre et handicapée, si elle n’a pas encore d’utilité comme l’enfant à naître, ou ne sert plus, comme la personne âgée ».

 

L’écologie intégrale

C’est pourquoi dans la mesure où ce sont les mêmes « attitudes qui provoquent en même temps la dégradation de l’environnement et la dégradation sociale qui s’alimentent mutuellement » (LS 122), « une vraie approche écologique se transforme toujours en approche sociale pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres » (LS 49). Tel est le fondement de ce que le pape appelle l’« écologie intégrale ». Il faut par ailleurs souligner que le non-respect de l’environnement repose souvent sur le non-respect de l’Homme. En témoignent les peuples premiers chassés par la destruction des forêts primaires en Amazonie, les indiens chassés de leurs terres pour en faire des champs de pétrole bitumineux en Amérique du Nord, les nombreux agriculteurs dont la santé a été détruite par l’utilisation intensive de pesticides, etc.

 

En tant que chrétiens, nous devons être les premiers écologistes, défendeurs de la terre et de l’Homme qui l’habite : vivre « l’écologie intégrale », c’est rechercher une vie « intégralement » évangélique dans ses dimensions sociale, économique, politique et bien sûr environnementale. Dès lors que nous appelons, lors de chaque liturgie dominicale, au « salut du monde », nous sommes invités à vivre au quotidien l’appel vibrant du pape à « protéger, soigner la création » (LS 67) c’est-à-dire relever le défi de l’urgence écologique et de la priorité donnée aux plus pauvres.

 

Philippe Girardin et Jacques Muller

 

Lutter contre cette « culture du déchet » implique de changer nos « styles de vie ». Voici quelques exemples :

  1. Dans ma vie de tous les jours : je bannis les gaspillages (eau, énergie, produits jetables) et privilégie les transports doux.
  2. Dans mon alimentation : je tends vers le bio, le local et le zéro déchet.
  3. Dans mes achats : j’évite « d’entrer en tentation » en n’achetant que ce dont j’ai réellement besoin.
  4. Dans la rue, le monde : je soutiens les associations de solidarité internationale et celles qui travaillent auprès des sans domicile fixe ou des migrants.
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