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mardi 22 janvier 2019
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AccueilÀ la uneLe sauveur de Noël sous l’habit du gendarme…

Le sauveur de Noël sous l’habit du gendarme…

Le courage d’un gendarme dans une situation très délicate. Voici une histoire vraie et émouvante à lire pendant la veillée de Noël.

Il s’agit d’un appel d’une extrême urgence, en provenance de la maison Saint-Quirin. Cet établissement accueille des adolescents en situation difficile. Un jeune de 16 ans s’est enfui de sa chambre, est monté sur le toit et menace de se jeter dans le vide s’il n’est pas autorisé à retourner chez son père. Toutes les négociations entreprises en interne avec les éducateurs ont échoué.

 

Pas une seconde à perdre ! 

Les deux gendarmes de garde ne perdent pas une minute pour monter dans leur véhicule. Quand ils arrivent sur place, la situation est critique. Jean-Noël (les prénoms des personnages ont été modifiés, mais l’histoire est bien réelle) est au bord du toit avec neuf mètres de vide devant lui. De surcroît, les tuiles sont glissantes, la gouttière ne peut le retenir en cas de chute et la nuit est particulièrement froide. Bref, toutes les conditions sont réunies pour que l’histoire finisse mal. Christophe, un des gendarmes, a le réflexe d’éteindre le gyrophare pour ne pas affoler Jean-Noël. Les pompiers appelés en même temps ont le même réflexe. Sans perdre une minute, un des pompiers se précipite dans les escaliers pour se rendre sur le toit mais ne peut rejoindre le jeune, le risque étant trop grand.

Comme les éducateurs l’avaient déjà tenté, il doit s’arrêter à cinq mètres du jeune et engage à distance la négociation avec lui. Après quelques minutes de discussions, le pompier redescend, l’air grave : « Malheureusement, ça n’a pas marché, qu’est-ce qu’on fait ? » Entre-temps, on a essayé de contacter le négociateur des gendarmes, mais il est injoignable.

 

Un courageux gendarme

Christophe propose de monter à son tour, même s’il a peur de la réaction du jeune. En effet, c’est lui qui a dû interpeller Jean-Noël, il y a quelques mois, en raison d’un vol de portable. Dans sa tête, tout se bouscule : « Comme par hasard, c’est un des rares jeunes de cet établissement qui ne m’est pas inconnu. Il faut le sauver à tout prix. Mais quelle terrible responsabilité si cela se passe mal !» 

Pourtant, le fait de connaître le jeune lui donne le courage de passer à l’acte. Il téléphone à son capitaine qui lui donne l’ordre d’intervenir. Jean-Noël est très surpris en voyant maintenant un gendarme à quelques mètres de lui.

 

Un dialogue se noue

Celui-ci engage immédiatement le dialogue pour gagner sa confiance en s’adaptant le mieux possible à cette situation particulièrement délicate :

« Je me présente, Gendarme Christophe. Tu te rappelles, nous nous connaissons déjà. 

– Oui, je me rappelle, dit-il en baissant la tête pour éviter de le regarder. Mais je m’en fous du passé. Maintenant, il faut qu’on me laisse sortir d’ici, sinon je me jette en bas. Je veux rentrer chez mes parents ! 

– Tu sais que je connais tes parents. Tu te rappelles, lors de l’histoire du portable, le courant est super bien passé entre nous. Je te ramène chez eux. 

– C’est vrai ? 

– Tu peux compter sur ma parole. Je te ramène chez eux. Tu iras manger au Mac-Do avec eux. Je sais que tu aimes cela. 

– Vous me jurez ? 

– Je te jure. On va tout tenter. Je connais le directeur et tes parents. Par contre, tu grelottes de froid et tu risques de tomber. Maintenant, il faut que tu retournes. N’aie pas peur ! 

– Mais mes pieds sont gelés. 

– Regarde-moi bien. Il faut que tu marches tout doucement vers moi. Et moi, je fais tout mon possible pour m’approcher. Je vais te tendre une main et avec l’autre je m’accroche très fort à cette cheminée pour que, tous les deux, nous ne tombions pas ensemble. » 

Comme il y a près de 2 000 ans, un certain Jésus a tendu sa main secourable vers Pierre sur un lac déchaîné, Christophe étend sa main pour le sauver. Jean-Noël s’approche avec grande précaution. Son pas est lent en raison de l’extrême fatigue et de sa nervosité. Mais dès qu’il arrive à atteindre la main du gendarme, un petit sourire illumine son visage. Avec toute l’affection d’un père de famille, Christophe serre la main glacée de Jean-Noël dans la sienne et le tire de toutes ses forces vers lui. Il était temps, car il ne tient plus sur ses jambes. Soutenu par son sauveur, il descend lentement les escaliers avant de plonger très vite en hypothermie. Son corps n’a plus que 34 degrés.

 

 

C’est un vrai miracle !

Les pompiers le conduisent en toute urgence à l’hôpital. C’est seulement à cet instant que Christophe apprend que le jeune était monté sur le toit dès 22 heures. La situation était encore plus inquiétante qu’il ne le pensait ! Des témoins de la scène reconnaissent spontanément : « C’est un vrai miracle ! » De surcroît, la promesse faite par le gendarme de le ramener à ses parents se réalise plus vite que prévu et de manière inattendue. Pour le moment, son état de santé ne lui permet pas de rentrer chez lui, mais ses parents accourent immédiatement vers lui.

Et quelques jours plus tard, dans l’église de son village, entouré de ses parents, Jean-Noël réalise plus que jamais toute la force de cette annonce de l’ange aux bergers : « Un Sauveur vous est né. » À cet instant, il ne voit qu’un seul visage, celui de Christophe. Discrètement, il essuie une larme qui coule sur sa joue. Le sauveur de Noël, pour lui, n’est plus emmailloté de langes et couché dans une mangeoire. Il a revêtu la tenue de gendarme pour le sauver d’une mort certaine. Alors dans la lumière de cette nuit de Noël, même le fameux vol de portable devient finalement une bienheureuse faute qui lui valut un tel rédempteur.

 

Joseph LACHMANN

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