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Les lumières de la Déclaration universelle des droits de l’Homme

‎Œuvre intitulée “Libre” de Patrick Frampier

 

Le 10 décembre, c’est l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, adoptée en 1948. Si elle n’a pas de valeur contraignante, elle représente un chemin à emprunter vers une humanité solidaire, libre, responsable et pleine d’énergie.

 

La sagesse ancestrale des peuples a progressivement encadré la liberté totale de l’instinct individuel de survie. Elle a limité la loi de la jungle et la domination du plus fort par des règles de maintien du lien social et de passage du je au nous pour assurer la survie du groupe.

En témoignent notamment, le Code d’Hamourabi vers 1730 avant J-C ; les dix commandements vers 1230 avant J-C ; le Cylindre de Cyrus vers 530 avant J-C ; l’Édit de Milan en 313 ; la Charte de Manden en Afrique dès 1222 ; la Déclaration d’indépendance des États-Unis en 1776 instaurant le droit à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur. Elle est suivie en France, en 1789, par la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen.

 

La liberté comporte des devoirs

C’est après les horreurs des deux Guerres mondiales qu’une soixantaine de pays adoptent à la quasiunanimité la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH). Elle défend les intérêts de tous les peuples du monde. Elle sera suivie en 1981 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples et de nombreux textes et conventions précisant les droits particuliers. Bonne synthèse actualisée des valeurs des textes fondateurs anciens, la DUDH de 1948 est une victoire majeure de notre civilisation : 30 articles détaillent ces droits et devoirs : les droits principaux (articles 1 à 11) ; les libertés de pensée et d’agir (articles 12 à 21) ; l’égalité (articles 22 à 27) ; la nécessaire fraternité (articles 28 à 30). Ce texte insiste sur les devoirs de chacun envers la communauté, le respect des droits et liberté des autres, de l’ordre public et des règles communes justifiées par le bien commun. « Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes : c’est vivre d’une façon qui respecte la liberté des autres. », disait Nelson Mandela.

 

Avec les jeunes

Qu’avons-nous de mieux à offrir à la génération qui arrive que la sagesse du vivre ensemble ! Des hommes, célèbres et anonymes, nous ont montré la route, rejetant la vengeance envers les ennemis ou les geôliers pour aller vers des réconciliations et de nouveaux partenariats dans l’intérêt du bien-être et de la paix pour chacun. Notre reconnaissance doit aller à tous les citoyens, élus, enseignants, parents, éducateurs et bénévoles qui se dévouent sans compter pour plus d’humanité.

Cet humanisme, si cher aux Alsaciens, n’est pas un acquis définitif : chaque génération a la responsabilité de le semer à nouveau dans le réservoir inépuisable de tolérance, de respect, de capacité d’analyse et de vivre ensemble de la jeunesse. Plus que jamais, nous vivons dans un monde qui viole les droits humains et qui nous emballe ces couleuvres à avaler dans du papier cadeau. Il n’est donc pas inutile d’initier les générations montantes aux règles minimum de survie de tout groupe et de l’humanité.

 

L’urgence de construire des passerelles

La DUDH invite chacun, quelles que soient ses convictions, ses croyances, son obédience, son humanisme, à plus de tolérance, à s’unir plutôt qu’à se démolir. Il est urgent de valoriser sans concession le respect de l’autre, sa possibilité de s’exprimer dans la dignité de ses traditions, sans renoncer à nos propres convictions et valeurs, sans porter de jugements accusateurs bloquants, tout en proposant à chacun des chemins d’évolution allant dans le sens des droits humains.

La DUDH est une passerelle qui fait passer l’humanité de l’esclavage à la liberté, de l’obscurité à la lumière, de la mort à la vie et notre jeunesse de l’ignorance à la connaissance. L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité, seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine, seul l’amour le peut. Avançons donc vers une humanité solidaire, fraternelle, libre, responsable, pleine d’énergie.

De toutes les sources d’énergies, la chaleur humaine est la moins coûteuse et la plus efficace. Passons le flambeau à la jeunesse qui saura combattre certains discours de haine des réseaux sociaux, être au service des droits de tout être humain et préserver nos libertés si fragiles. Sans naïveté, il nous faut rester disponible pour accueillir, écouter et respecter chacun quelles que soient ses origines, ses valeurs et ses opinions. C’est dans ces conditions qu’ensemble nous avancerons sur les chemins de la dignité, de l’égalité et de la liberté de la personne humaine dans un contexte de responsabilité, de démocratie, de tolérance, de solidarité fraternelle indispensable à la survie sociale et environnementale de tout groupe. C’est là, « l’idéal commun à atteindre par tous les peuples » envisagé dans le préambule de la Déclaration universelle du 10 décembre 1948.

 

De l’indiférence jusqu’à l’engagement

Plus notre liberté croît, plus notre responsabilité, nos obligations de solidarités réciproques sont grandes. Que les efforts de colla boration entre citoyens, intervenants juridiques, économiques, sociaux et culturels, associations et pouvoirs publics, contribuent à permettre à chacun de dépasser l’enfermement sur son bonheur personnel pour s’ouvrir à une enrichissante solidarité universelle et à tous de partager un avenir bénéficiant du développement d’une culture de paix, n’excluant pas la légitime défense, mais assurant un mieux vivre au plus grand nombre.

Passons d’une liberté de l’indifférence à une liberté de l’engagement, sans tomber dans les extrêmes d’une liberté exclusivement individuelle ou d’un engagement aveugle et irresponsable à l’égard d’un seul groupe social. Il ne suffit pas de favoriser l’équilibre entre liberté et responsabilité, il faut aussi concilier les idéologies, les opinions politiques, insister sur les valeurs communes des religions et des courants de pensée humanistes et les critères concordants valables en tout temps pour tout groupe humain : « Si tu veux promouvoir un ordre social meilleur ne fait pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse à toi même. » 

Cette responsabilité nécessite que chacun se repositionne face à la violence de l’image, des marchés financiers, des conflits à buts économiques, de la mise sous tutelle de la jeunesse par abêtissements et addictions, des abus de pouvoir, pas seulement d’élus mais aussi de privés auxquels aucun électeur ne demande des comptes. Le chemin risque d’être long mais l’espoir a toujours fait progresser l’humanité. Chaque génération doit remettre l’ouvrage sur le métier pour parvenir à la maximisation de ces « principes fondamentaux d’humanité ». La DUDH sera ce que nous en ferons.

 

Georges STIRNEMANN

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