Contact




m
Connectez avec:
samedi 20 janvier 2018
Se connecter    /S'inscrire    /
  • Pas de produits dans le panier
AccueilDossiersDossier du moisLa spiritualité sur Internet

La spiritualité sur Internet

Tel a été le thème des Journées Fondations, organisées à l’intention des agents pastoraux par les zones pastorales de Saverne et de Strasbourg Campagne. C’était le 13 novembre 2017 au sanctuaire de Reinacker. L’orateur était Ludovic Frère, Vicaire général du diocèse de Gap et d’Embrun et recteur du sanctuaire du Laus.

« Chaque jour, plus de deux milliards de mail sont envoyés et 75 % des Français font de la lecture des mails, leur première activité au réveil » a rappelé Ludovic Frère, soulignant ainsi qu’Internet n’est pas seulement un moyen de communication mais un nouveau mode de vie.

Si les enfants sont tombés dans la marmite du numérique quand ils étaient petits, leurs aînés se sentent parfois en décalage avec ce nouvel univers. Et le conférencier d’évoquer ensuite ces changements générés par le numérique : un attrait pour l’émotionnel et la récompense immédiate ; une baisse de la faculté de concentration ; un renforcement du narcissisme et de la quête de soi-même.

 

Des défis pour l’église

« Si l’Église n’est pas encore très à l’aise avec la culture numérique, Internet bouleverse et interroge profondément sa mission » a poursuivi Ludovic Frère. Sur Internet, chacun construisant son propre dispositif de sens, l’Évangile devient une réponse parmi d’autres. « Je l’ai lu sur Internet, donc c’est vrai » est aussi symptomatique qu’Internet aura souvent davantage valeur d’autorité qu’un médecin par exemple. Ensuite, parce qu’on peut avoir l’impression d’y surfer sans jamais faire escale.

Mais Internet n’a pas que des conséquences négatives. « Internet donne une impression d’anonymat mais on peut être facilement en lien avec une foule de gens. Le numérique favorise ainsi une solidarité universelle et aide à se désapproprier des petits domaines de pouvoir, ce qui est une bonne chose », se félicite l’orateur.

Pour Ludovic Frère, les chrétiens ont à devenir des éveilleurs, des poseurs de bonnes questions plutôt que des donneurs de réponse. L’Église peut aussi montrer qu’elle est disponible, voire même être un port d’attache. Il vaut mieux célébrer moins de messes et passer plus de temps avec les gens.

« Si Internet génère une tentation de narcissisme et de toute puissance, dans notre vie pastorale, on a à aider les jeunes à devenir eux-mêmes, à se connecter aux autres dans le cadre de relations authentiques et à s’ouvrir à un plus grand que soit. A montrer aussi que la popularité n’est pas la finalité de l’existence », insiste-t-il.

« Dans notre monde, la vieillesse, le handicap ou la mort dérangent, l’Église a aussi à rappeler que le corps est temple de l’Esprit Saint et présence de Dieu, qu’on a besoin les uns des autres », conclut le père Ludovic Frère.

Propos recueillis par Isabelle Dumont

 

Retrouvez la rencontre entre Ludovic Frère et Isabelle Dumont sur :

(Visited 19 times, 1 visits today)

Etiquettes

Partager

Aucun commentaire

Laisser un commentaire.