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AccueilDossiersJanvier 2018On ne sait plus qui et quoi croire !

On ne sait plus qui et quoi croire !

Face aux nouvelles croyances d’aujourd’hui, le diocèse d’Alsace s’est interrogé à travers plusieurs recherches sur leur nature et leur place. Francis Staehler est responsable diocésain des Évolutions Religieuses et des Nouvelles Religiosités. Il se rend régulièrement dans des établissements scolaires à la rencontre des jeunes. Au programme, des discussions autour de la question de la véracité des informations.

 

Le diocèse à la rencontre des chercheurs spirituels d’aujourd’hui

 Il y a 15 ans, Mgr Doré créait quatre Commissions diocésaines pour le dialogue interreligieux, dont une commission pour les Relations avec les courants spirituels et religieux contemporains. Formulation vague et vaste qui nous a conduits à étudier ce qui marque les chercheurs spirituels d’aujourd’hui. Au fil des années, plusieurs domaines furent explorés.

 

Le premier est l’attrait d’un certain nombre de jeunes pour le satanisme. Échanges passionnants qui nous ont fait entrer dans l’univers sombre d’une partie de la jeunesse et qui se sont conclus par deux journées de formations largement ouvertes et très bien suivies.

La seconde recherche nous tourna vers la manière dont le spirituel est évoqué dans certains films contemporains, Avatar ou encore Star Wars par exemple. Nous avons pu étudier comment le cinéma s’y prend pour parler de pardon et de salut.

 

Plus récemment, nous avons cherché ce qui sous-tendait la demande forte de développement personnel et de spiritualité. « Développement personnel : des chrétiens s’interrogent » et « Au carrefour du développement personnel et de la spiritualité, l’intériorité » furent les deux journées organisées à Saint-Thomas.

Trois aspects m’ont marqué : d’une part, l’ouverture à des réalités de notre monde que l’on côtoie mais dont on reste souvent à distance, d’autre part l’intérêt pour ces questions de gens de la « périphérie », enfin l’expérience que l’Évangile garde toute son actualité si on sait rendre compte de la manière dont il nous fait vivre.

 

Mgr Joseph Musser

 

Désinformation et théories du complot

On ne sait plus qui et quoi croire ! Cette affirmation, partagée par nombre de nos contemporains est en tout cas celle des jeunes.

La parole des adultes, qu’ils soient parents, enseignants, politiques, religieux ne se transmet plus naturellement, comme cela a été le cas pour les générations précédentes. Cette parole devient, au contraire, de plus en plus suspecte, mise en cause, contestée. Récemment, un étudiant de BTS s’exprimait ainsi – lors d’une conférence à deux voix sur la désinformation et les théories du complot – dans un établissement catholique d’Alsace : « Pourquoi devrions-nous croire ce que vous nous dites ? » !

Aujourd’hui, la parole du « pote » publiée sur les réseaux sociaux vaut autant que celle du spécialiste quel que soit le domaine considéré. Nous sommes passé d’un monde « vertical » où la transmission des connaissances, de la foi… venait d’en-haut (institutions) à un monde « horizontal » qui ne veut plus de la parole institutionnelle et dans lequel tout se vaut. Avec toutes les dérives possibles !

Ce phénomène s’aggrave avec celui de la désinformation, avec les fake news (fausse information), les rumeurs, les théories du complot… dont nous sommes tous victimes : on ne sait plus qui et quoi croire !

Ceci nous conduit à une question : comment transmettre la Bonne Nouvelle dans ce contexte ?

Quelle parole l’Église peut-elle/doit-elle avoir auprès de ces jeunes vers lesquels nous sommes invités à nous tourner à l’occasion du synode et en écho, à la lettre pastorale de Mgr Luc Ravel ? Voici très certainement un défi majeur pour l’ensemble des acteurs qui œuvrent dans l’Église aujourd’hui !

 

Francis Staehler
Évolutions Religieuses et Nouvelles Religiosités

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