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AccueilDossiersJanvier 2018Méditer dans l’esprit du Zen avec le frère Bernard Durel, o.p.

Méditer dans l’esprit du Zen avec le frère Bernard Durel, o.p.

Frère Bernard Durel

Depuis bientôt 50 ans, le frère Bernard Durel, dominicain, pratique la « méditation dans l’esprit du Zen ». Cet exercice non confessionnel et indépendant de toute école bouddhiste permet cependant à beaucoup de personnes de retrouver le chemin de la foi.

C’est en Suède, au début des années 70, que Bernard Durel va rencontrer cette pratique. « La société scandinave était la plus sécularisée au monde. Pourtant beaucoup de Suédois étaient séduits et commençaient à pratiquer cette méditation. Un jour, nos sœurs dominicaines m’ont invité à participer à ces rencontres. C’est à partir de ce moment-là que je me suis ‘assis sur le coussin’. »

 

Une pratique transformante

Cette pratique va avoir une très grande importance dans sa vie.

« Dès que j’ai commencé à pratiquer, je me suis rendu compte que cela me faisait beaucoup de bien. Je sortais de la crise de 68. Cette pratique est arrivée au bon moment dans ma vie, comme une sorte de thérapie, faisant disparaître toutes les tensions accumulées et en m’aidant à me recentrer en profondeur. »

Pendant 10 ans, le frère Bernard Durel va mener sa vie religieuse en parallèle avec la pratique de la méditation, mais sans faire de lien entre l’une et l’autre. Jusqu’au jour où il se rend compte d’un déplacement opéré qui portait du fruit dans sa vie de religieux.

« Elle m’a permis de découvrir trois choses : l’importance du corps dans le cheminement spirituel ; la découverte du visage du Jésus des paraboles, pédagogue et souvent paradoxal, proche des hommes ; et l’ouverture à la mystique occidentale, en particulier Maître Eckhart. »

 

Un chemin pour retrouver la question du spirituel

De retour en France en 1983, le frère Bernard Durel va poursuivre sa pratique et va même être sollicité pour animer des groupes. C’est à travers ces demandes qu’il va commencer à transmettre son expérience personnelle auprès d’un auditoire qu’il caractérise ainsi :

« Il y avait là des gens bien enracinés dans la foi chrétienne et qui avaient ajouté à leur expérience spirituelle la pratique de la méditation. À l’autre extrême, des gens sans aucune pratique religieuse se mettant à la méditation dans un but hygiéniste et qui, avec le temps, retrouvaient un questionnement spirituel. Entre les deux, des « recommençants » de 40/50 ans qui avaient reçu une éducation chrétienne mais qui s’étaient éloignés de l’Église. Pour eux, la méditation leur permettait de redécouvrir et de revisiter leur tradition chrétienne. »

Devant une demande de plus en plus importante, le dominicain va faire de ce type de session et de retraite la marque de sa prédication jusqu’à aujourd’hui.

« La déchristianisation provoque paradoxalement une vraie quête spirituelle sur un terreau plus favorable qu’il y a 20 ans. En effet, les chercheurs de Dieu d’aujourd’hui sont nombreux et ont moins d’hostilité envers l’Église car il y a moins de comptes à régler. Beaucoup de personnes sont surtout en détresse et cherchent des pratiques d’éveil et de guérison. Elles viennent à mes sessions pour être accompagnées et sont prêtes à faire du chemin. »

Hervé Jégou

Témoignage d’une personne qui suit les sessions de Bernard Durel

Merci de m’accompagner depuis plus d’une décennie de seshin en seshin sur un « chemin sans chemin » pour faire la vérité. Tu m’as donné des compagnes et des compagnons lumineux, depuis Maître Eckhart, en passant par le pèlerin chérubinique et Etty Hillesum et tous les autres jusqu’à aujourd’hui, Gandhi.

Tu me fais découvrir celui qui est le Chemin, la Vérité, la Vie en qui nous avons tous la source de ce que nous sommes (que nous le nommions ou pas), vers qui nous avançons au fil des jours ordinaires (rien n’est insignifiant, chaque pas est le premier et le dernier) dans le nuage d’inconnaissance « de plus en plus inconnu et de moins en moins étranger ». Je me sens de cette famille, une parmi les autres, même en la compagnie de géants comme Gandhi qui ne fait d’ombre à aucun autre, pas plus que Jésus, qui s’est fait le serviteur de tous.

Ce soir, je retourne « sur la place du marché » vers mes proches qui, dans la mesure où ils disent me connaître, ne me connaissent pas. J’ai renoncé à leur « reconnaissance ». Il me suffit d’être « cachée dans le Christ » et par lui au service de ceux qu’il me donne de rencontrer et d’aimer comme ils sont. Merci pour ce que tu me donnes de toi par ta personne et tes enseignements. J’espère qu’il y en aura encore beaucoup d’autre ; ils éclairent ma route et, quand je m’égare, je les retrouve avec joie comme ces balises sur les GR, signe que je ne me trompe pas et que le chemin est déjà le but.

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