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AccueilFamille et JeunesTaizé à Bâle : l’accueil se prépare

Taizé à Bâle : l’accueil se prépare

 

Du 28 décembre au 1er janvier, 15 à 20 000 jeunes chrétiens de toute l’Europe, âgés entre 17 et 35 ans, participeront à cette 40ème rencontre européenne dans le cadre d’un pèlerinage de confiance. Proche de la ville suisse de Bâle, l’Alsace est concernée par ce temps fort.

 

Fin septembre, une petite équipe venant de Taizé est arrivée à Bâle. En binôme, elle a arpenté les six zones d’accueil avec pour objectif, rappelle le frère Bernard, de lancer à la population cette triple invitation : « Prier ensemble ; former ou rejoindre les équipes locales de préparation ; accueillir chez soi en ouvrant ses portes et son cœur ».

 

Tu es comme notre fils

Les paroisses du Haut-Rhin ont été visitées par Emmanuel et Florian, jeunes volontaires dans l’équipe de préparation. Si Florian a choisi d’être volontaire, c’est parce qu’il a été bouleversé par sa participation à la rencontre européenne de Taizé à Valencia en 2015 : « ‘Tu es comme notre fils’, m’a dit la famille qui m’hébergeait sans me connaître. Cette parole de confiance a changé ma vie. Je souhaite que d’autres vivent à leur tour cette expérience inoubliable. »

 

Originalité de cette 40ème rencontre, les jeunes seront accueillis dans les trois pays frontaliers à savoir, en Suisse, en Alsace et du côté allemand du Rhin. Le frère de Taizé ajoute : « Cette rencontre veut être le signe visible d’une communion au-delà des frontières de pays, de langues, de cultures et aussi de communautés. À un moment de l’histoire où nous pouvons avoir l’impression que les frontières se dressent de nouveau en Europe, nous voulons essayer de rendre perceptible l’importance d’une vraie communion entre des personnes. »

 

La clef du mystère

Les jeunes pèlerins de Taizé seront hébergés dans des familles alsaciennes de Mulhouse, Saint-Louis et des Trois Frontières. Claire Knittel, animatrice de la zone pastorale des Trois Frontières, s’est impliquée dans la recherche de familles : « Sur le principe, les familles sont prêtes à accueillir. Ce qui est moins évident pour elles, c’est l’idée de passer un Nouvel An autrement, c’est-à-dire en compagnie des jeunes de Taizé plutôt qu’avec leurs amis. Pourtant, j’en suis persuadée, ce Nouvel An autrement peut aussi être l’occasion d’inviter ses amis et voisins à accompagner les jeunes et d’ouvrir de nouveaux chemins de confiance. »

 

Alsaciens, Jean-Paul et Marlyse Céceille ont choisi d’accueillir chez eux des jeunes pèlerins. Un choix qui coule de source pour cette sympathique famille : « C’est naturel pour nous d’accueillir. À la maison, c’est déjà ‘journée porte ouverte’ toutes les semaines. Ça m’interpelle de voir combien les jeunes de Taizé sont remplis de ferveur alors qu’on n’arrive pas à les intéresser à nos messes ! J’espère qu’au cours de nos échanges avec eux, on aura la clef de ce mystère. Cette rencontre de Taizé a aussi créé une vraie dynamique dans la communauté de paroisses où nous sommes une trentaine de bénévoles à collaborer. »

 

Propos recueillis par Isabelle Dumont

 

Plus d’infos sur www.taize.fr

 

 

Deux questions aux bénévoles

 

Êtes-vous Alsaciens ?

Nicolas : Je suis un protestant alsacien de 19 ans, originaire de Sainte-Marie-aux-Mines. Actuellement, je suis étudiant en deuxième année de classe préparatoire littéraire (khâgne) à Strasbourg.

Manu : Je suis originaire de la région Nouvelle Aquitaine, et je vivais à Bordeaux juste avant d’arriver à Taizé en janvier.

 

Quelle sera exactement la nature de votre engagement ? Pourquoi la communauté de Taizé fait sens pour vous ?

Nicolas : Pour moi, participer aux rencontres européennes de Taizé est presque devenu un besoin. En effet, cela fait maintenant trois années que j’y participe : j’étais en 2014 à Prague en Tchéquie, en 2015 à Valencia en Espagne et en 2016 à Riga en Lettonie. À chaque fois, je découvrais un autre monde, du point de vue théologique, culturel et… climatique ! Durant ces rencontres européennes, on se retrouve dans un pays étranger avec des dizaines de milliers d’autres jeunes venant de pays différents, on est accueilli dans des paroisses de confessions différentes, dans des familles locales ; en d’autres termes, l’échange est primordial.

Cela permet de s’ouvrir à l’autre au moyen d’un anglais quelque peu bancal, mais suffisant pour en apprendre sur l’autre et se faire comprendre. J’ai pu parler de ma foi avec des Polonais catholiques, avec des Lettons baptistes ou avec des Ukrainiens orthodoxes ; et de même, j’ai pu les écouter et comprendre leur vision de la foi et de la pratique.

Cette année, je compte renouveler cette expérience en allant à Bâle. Et même si c’est à une centaine de kilomètres et que je connais la Suisse, je me réjouis d’autant plus que je vais pouvoir peut-être accueillir des personnes des pays de l’Est, des Espagnoles ou des Grecs, et leur faire découvrir ma culture et la région où je vis. Je vais pouvoir échanger les rôles en essayant de les accueillir comme je l’ai été les années précédentes.

Manu : Je suis arrivé à Taizé en janvier pour passer plus de six mois avec la communauté dans un groupe de jeunes, mais je connais Taizé depuis très longtemps puisque j’y vais régulièrement depuis que je suis né. Mes parents étaient déjà habitués à venir à Taizé depuis très longtemps. Taizé pour moi représente une nouvelle ouverture vers d’autres moyen de vivre sa foi, la possibilité de rencontrer des personnes qui la vivent autrement que ce dont on a l’habitude.

L’idée, lorsque l’on devient bénévole à Taizé, est d’aider à l’accueil des jeunes. Taizé n’a pas de personnel payé, ce sont donc ceux qui restent plus longtemps qui font toutes les tâches nécessaires à cet accueil. Je connaissais cette possibilité depuis très longtemps mais j’ai eu l’occasion d’en parler plus concrètement avec un bénévole lors d’une semaine passée en 2014. Cela m’a donné envie de redonner à Taizé ce que cela a apporté à ma vie depuis que je suis né. J’ai donc choisi de passer l’été 2015 en tant que volontaire, sachant que cette période était très chargée avec le tri-anniversaire (les 100 ans de la naissance de frère Roger, les 10 ans de sa mort et les 75 ans de la création de la communauté). Lorsque septembre est arrivé, j’avais vraiment le sentiment de ne pas avoir vu le temps passer, c’était presque comme si j’étais arrivé depuis une semaine.

Après avoir parlé avec les frères de ma disponibilité pour la fin de l’année, j’ai la chance d’avoir été choisi pour faire partie de l’équipe de préparation de la rencontre dans la région de Bâle. Cela correspond parfaitement à ce que je recherchais, me donnant de nouvelles opportunités de découvrir de nouvelles initiatives et de découvrir une vie de prière et de rencontres dans une ville.

 

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