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mercredi 12 décembre 2018
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Être jeune et solidaire

Il existe des multiples façons d’aider les personnes les plus démunies. Retour sur quatre actions solidaires menées par des groupes des jeunes.

 

Les paniers de Bernanos

Depuis plusieurs années, chaque mercredi, de 18h30 à 20h, 400 étudiants attendent leur tour, depuis l’entrée du centre Bernanos (le lieu de vie de l’aumônerie universitaire catholique) à plus de 100 mètres sur le trottoir. Et leur attente est longue : d’une heure à une heure et demie. Et ce, quelle que soit la météo. Le froid et la pluie s’ajoutent à une démarche déjà très difficile. En effet, quelle n’est pas l’envie de comparer la vue d’une telle file à l’époque des tickets de rationnement ? Et pourtant la comparaison n’est pas déplacée. Avoir à manger est devenu un problème grave pour des centaines d’étudiants, comme le dit notre slogan « Si réussir tes exams n’est pas ton seul soucis ». Ces dernières années, la situation économique de beaucoup d’étudiants s’est considérablement dégradée, au point que certains sautent des repas.

Forts de ce constat, des étudiants ont décidé de se regrouper pour répondre à cette précarité grandissante. Nous poussons les bancs, les tabourets et l’autel, de la salle de prière de l’aumônerie pour la transformer en épicerie. Avec 1€50, chaque étudiant peut se servir en pâtes, riz, farine, légumes et fruits frais, pain, produits laitiers, confitures, viande et poissons surgelés, etc. Les bénévoles ont vu leur nombre s’accroître par les bénéficiaires eux-mêmes qui se relaient aux différentes tâches : décharger les camions de la banque alimentaire, ranger et organiser et distribuer les aliments. Pendant les périodes de grand froid nous servons aussi des boissons chaudes pour rendre l’attente moins longue. La communauté s’élargit autour du grand récipient d’eau chaude ! Beaucoup sortent de l’isolement. Ils réalisent que peu de choses leur permet d’assumer plus facilement leur précarité et peut soutenir la recherche de leur vie de jeune adulte. Dans la discrétion, l’espérance des uns se donne aux autres. Pour beaucoup de bénévoles, c’est notre Foi qui nous pousse à agir ainsi, dans une grande discrétion.

Taylor

 

La JOC s’engage en faveur des migrants

Je crois que nous ne pouvons pas parler de choix mûrement réfléchi en faveur des migrants, ça nous est plutôt tombé dessus… à la suite d’une fête des cultures que nous avions organisée sur le quartier Ouest de Colmar, la ZUP, là où vivent des familles issues de cultures et de religions différentes. Ces rencontres avec des jeunes filles musulmanes nous ont permis de lever le voile sur bien des peurs et des préjugés en prenant le temps d’écouter l’autre et d’accueillir la différence tant sur le plan de la foi que celui de la culture.

Suite à cela, nous nous sommes mises en lien avec Caritas qui accueille des familles dont les jeunes sont scolarisés et souvent très appliqués pour arriver à s’enraciner dans cette culture et ce pays qu’ils apprennent à connaître petit à petit. Et nous avons proposé à ces jeunes issus d’autres cultures de nous rejoindre à l’occasion d’un camp Chantier de vacances solidaires et citoyennes que nous vivons chaque été depuis 7 ans à présent avec Caritas Alsace. Et au cœur de ce vivre ensemble, nous avons appris à comprendre les raisons réelles qui les ont poussés à quitter leur pays, nous avons admiré en eux cette force qui les anime et qui les aide à se battre chaque jour pour s’intégrer dans ce nouveau pays et reconstruire une vie, leur vie…  Nous avons appris à les voir autrement aussi, à comprendre qu’ils veulent prendre leur vie en mains et non pas se laisser assister, certains ont même un esprit militant et une sacrée facilité à tisser un réseau de relations, c’est surprenant…

 

Camp JOC-Caritas 2016

Depuis que nous sommes en JOC, nous découvrons l’importance de la dignité : cheminer vers une dimension collective et solidaire, être acteur de sa vie, de la société, revendiquer et agir pour un changement pour plus de justice sociale, tout cela nous construit et nous alerte quand nous rencontrons des jeunes qui vivent des situations difficiles et qui se battent pour avoir des droits et accéder à l’autonomie.

 

Ibrahima (Guinée – 16 ans) : « Quand je vous parle là tout simplement de mes peurs, de mes soucis, ils sont dans ma tête, je ne peux pas les oublier et les laisser de côté, je ne sais pas de quoi le lendemain sera fait, mais je me sens bien à ma place, je n’ai pas besoin d’en rajouter pour me faire comprendre, et c’est comme si quelque part ça me délivre de la peur. »

 

Ce simple partage délivre de la peur et relance l’espérance. Cette vie qui risquait de perdre son sens, retrouve une valeur ; elle vaut le coup d’être partagée, écoutée, notée ; alors elle retrouve une signification et peut laisser jaillir un appel.

 

Laura Velanganni et Djamila Namous, jeunes jocistes de Colmar

Avec les Focolari

À Strasbourg, une quinzaine de jeunes, âgés entre 18 et 30 ans, se rassemblent régulièrement pour des activités concrètes. Certains d’entre eux se réunissent une fois par semaine, je les accompagne pour répondre à leurs questions et leur faire découvrir la spiritualité de l’unité. Ce qui me frappe chez ces jeunes, c’est qu’ils ont une grande espérance en eux. Ils vivent des relations de qualité, sincères et gratuites. Bien qu’ils soient apparemment comme les jeunes de leur génération, ils manifestent leur besoin de silence, de prière, surtout de partage et d’être ensemble tout simplement.

J’observe aussi leur besoin d’avoir des repères sûrs et ça c’est un changement que j’ai constaté depuis peu, ils apprécient la présence des adultes. Leurs projets ? Ils rendent visite et accompagnent des personnes âgées une fois par mois. Ils participent à la collecte de la banque alimentaire. Ils vont à la rencontre des personnes sans abri. Il y a aussi des week-ends d’approfondissement avec des jeunes des autres régions.

Ce qui est spécifique chez les Focolari, c’est qu’il y a toujours de l’intériorité et une aide réciproque pour avancer ensemble vers Dieu. C’est une vie intense qui nous fortifie et nous soutient dans l’engagement au quotidien.

Élisabeth Valton

 

 

Un été au Pérou

Le projet est né de l’idée de continuer de cheminer avec des jeunes ayant reçu la confirmation. La plupart des jeunes sont âgés d’environ 20 ans. Ils vont découvrir une nouvelle culture, un autre pays et travailler sur place. Le projet est en train de se construire. Le voyage est ciblé pour l’été 2019. Ce sera dans les montagnes du Pérou, à Huanta situé à 2 300 mètres d’altitude. Étant moi-même prêtre péruvien rédemptoriste, je connais bien le pays, ce qui facilite beaucoup de choses. Concrètement, on va rénover une structure qui sert de Restos du Cœur. 70 personnes y mangent tous les jours. On va retaper le bâtiment, la toiture, la peinture, l’électricité. On sera soutenu par une équipe sur place pour tous les aspects techniques. Comme je l’ai dit aux jeunes : « On n’est pas des Baby Sitter, on est là pour vous soutenir mais c’est votre projet. » De fait, ce sont les jeunes eux-mêmes qui construisent leur projet, qui l’imaginent et qui décident des actions à réaliser

Raoul Péralta, curé de Rosheim

 

 

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