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lundi 21 mai 2018
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Thomas Wender invite à accompagner les jeunes

La société actuelle, marquée par le conformisme, tend à étouffer le désir profond des jeunes. Les chrétiens ne sont pas dépositaires d’un savoir mais ils ont à aider les jeunes à discerner leur propre manière de donner leur vie. Thomas Wender est responsable diocésain de la pastorale des jeunes et des étudiants.

 

Les quelques paroles du pape reprises ici reflètent son souci d’aider les jeunes adultes à discerner un sens à leur vie. Et pour cela il nous invite à prendre avec eux le chemin de la solidarité avec toutes formes de pauvreté dans la famille humaine. Car c’est par le don concret de sa vie en vue de relever le pauvre, que l’homme éprouve l’épaisseur de la vie, qu’il rencontre la question de la souffrance des innocents, qu’il découvre que la confiance, aussi petite soit-elle, lui permet de faire tant de bonté avec les dons qui sont les siens. C’est ainsi qu’ils peuvent approcher le mystère de la vie.

 

Une vie donnée dans la durée

C’est là que nous sommes appelés à les accompagner. Non pour leur donner des réponses, mais pour les aider à discerner leur façon propre de donner leur vie qu’ils découvrent petit à petit. C’est dans l’expérience d’une vie donnée dans la durée que la question d’un sens à la vie peut trouver petit à petit la forme concrète d’une réponse. Et c’est là le lieu où le mystère de notre foi au Christ mort et ressuscité se révèle avec gravité. Pas un Dieu thaumaturge qui résout nos problèmes, mais un Dieu qui souffre et ressuscite avec nous.

 

En tant que chrétiens nous ne sommes pas des maîtres d’un savoir, mais des accompagnateurs dans la confiance.

 

Pourquoi cette priorité à aider les jeunes à trouver un sens à leur vie par la solidarité ? Tout comme nous, le pape sait ce désir profond qui habite le cœur de l’homme, celui de donner sa vie. Ce désir est tellement malmené et étouffé par tant de conformismes. Et pourtant il revient toujours, comme déjà le prophète Jérémie le vivait en son temps : « Je me disais : Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom.  Mais elle était comme un feu brûlant dans mon cœur, elle était enfermée dans mes os. Je m’épuisais à la maîtriser, sans y réussir. »

Comme chrétiens nous sommes dépositaires et responsables de déployer dans le cœur des hommes le désir de donner sa vie par amour. C’est là que nous devons rejoindre les jeunes adultes. En tant que chrétiens nous ne sommes pas des maîtres d’un savoir, mais des accompagnateurs dans la confiance.

Encore une fois, il ne s’agit pas d’abord d’une réflexion. Celle-ci a bien sa place nous dit le Pape. Mais elle est seconde. Il s’agit de les accompagner dans le don de leur vie, et de donner notre vie avec eux. Il ne s’agit pas de l’organisation de temps forts, de retraites, de temps de louange, de sorties. Tout cela nous savons le faire. Ils sont là pour remercier et prendre des forces.

 

Des fraternités de jeunes adultes au service de l’homme

Il s’agit bel et bien de développer dans nos quartiers et villages comme des fraternités de jeunes adultes au service de l’homme et de la création. J’y rajoute la Création, car comme nous le rappelle le Pape dans Laudato Si, certaines souffrances des hommes sont étroitement imbriquées à la question de l’écologie (François parle d’une « écologie intégrale »). Cette dynamique ne doit pas être proposée aux seuls jeunes adultes croyants, mais à tous sans exception. Le désir de donner sa vie ne nous est pas propre à nous chrétiens, mais nous savons qu’il habite le cœur de chaque homme et femme.

Ô combien le Pape nous invite à rejoindre les périphéries ! C’est là aussi l’un des défis de ce synode. S’il nous semble plus facile d’éveiller un croyant au mystère de la mort et de la résurrection du Christ, il ne faut pas craindre de partager à ceux qui en paraissent très loin, que notre Dieu est un Dieu qui relève l’homme blessé. Il ne nous est pas demandé de faire croire, mais d’oser témoigner que ce que nous vivons avec les jeunes adultes en étant avec eux au service de l’homme et de la création, vibre de la mort et de la Résurrection du Christ. Et notre communauté peut s’élargir…

 

Il ne nous est pas demandé de faire croire, mais d’oser témoigner que ce que nous vivons avec les jeunes adultes

 

Pour déployer cette dynamique dans le diocèse, nous nous donnons du temps, et nous ne partons pas de rien. Du temps, pour élargir en nous ce que signifie accompagner les jeunes adultes dans le don de leur vie. Aussi, la solidarité comme lieu de rencontre du Christ, a reçu un accent considérable ces dernières années en pastorale des jeunes dans le diocèse de Strasbourg. Cette première année de préparation du synode va se faire retrouver les coopérateurs et bénévoles de la pastorale des jeunes pour des temps de travail, afin de s’imprégner de cette démarche spécifique et si centrale qui doit animer notre pastorale auprès des jeunes adultes.

Sans vouloir aller trop vite, la question des moyens, des priorités, et des lieux pour épanouir ce chemin, vont apparaître. C’est ainsi, dès à présent, une contribution de toute notre Église diocésaine dans la diversité et complémentarité de ses services qui est souhaitée. Les réalisations seront toutes aussi nombreuses que les réalités différentes qui sont les nôtres, en ville, dans un village, dans une vallée.

 

Thomas Wender

 

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