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jeudi 15 novembre 2018
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Par-delà le permis-défendu, la Miséricorde

Cropped shot of two people holding hands and praying together

Sortir du permis-défendu et aborder l’idéal du mariage chrétien avec réalisme et miséricorde, voici l’invitation du pape François dans Amoris Laetitia

Il y a ce qui est permis et ce qui est défendu ! Les règles sont nécessaires et s’imposent sous peine de tomber dans l’arbitraire. Elles visent un idéal et pour y parvenir, il faut un cadre : « Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements » (Mt 19,17). Il est aussi vital de tenir compte des situations concrètes, parfois très difficiles, que vivent les couples et les familles. Comment faire ? Amoris Laetitia invite à sortir du permis–défendu pour aborder l’idéal du mariage chrétien avec réalisme, sans occulter les fragilités et la complexité de la vie. Il s’agit d’accompagner, de discerner et d’intégrer la fragilité, logique de la miséricorde qui permet un chemin de croissance vers la sainteté.

En chemin vers l’idéal de l’Évangile

« Comprendre les situations exceptionnelles n’implique jamais d’occulter la lumière de l’idéal dans son intégralité ni de proposer moins que ce que Jésus offre à l’être humain. » (AL 307) L’Église vit et annonce l’Évangile qui est sa raison d’être tout en étant constituée d’êtres inévitablement marqués par le péché, cheminant pas à pas vers le Salut qu’elle annonce. L’attitude de conversion est sans cesse sollicitée car nul ne peut prétendre agir conformément à l’Évangile sans jamais faillir, entièrement et d’un seul coup. La loi n’est pas le tout, il y a la prise en compte du for interne. Vérité et miséricorde sont à tenir ensemble

Le besoin d’accompagnement

« L’être humain connaît, aime et accomplit le bien moral en suivant les étapes d’une croissance » (FC 34) ; croissance spirituelle qui fait référence à ce que le pape François, à la suite de saint Jean-Paul II, appelle « loi de gradualité », c’est-à-dire  la capacité de chacun d’intégrer petit à petit dans sa vie l’idéal chrétien. Cela demande un discernement personnel et pastoral, un appel à former les consciences, à les éclairer, pour permettre à chacun de poser des choix libres conformes à l’Évangile. C’est ce processus de maturité, intégrant la fragilité, que l’Église est invitée à accompagner : Dieu est à l’œuvre dans le commencement du bien présent dans les situations imparfaites. Malgré les blessures, le couple et la  famille sont les lieux où s’apprennent et se vivent quotidiennement des actes d’amour.

Le besoin d’accompagnement et de discernement s’adresse de manière urgente dans les situations de grandes blessures ; « Hôpital de campagne », l’Église est appelée à les soigner grâce à une pédagogie de croissance selon les situations et possibilités de chacun. La « logique de l’Évangile », c’est la miséricorde. Il s’agit d’intégrer tout le monde, d’aider chacun à trouver sa propre manière de faire partie de la communauté ecclésiale, pour qu’il se sente objet d’une miséricorde « imméritée, inconditionnelle et gratuite » (AL 297) et de lui permettre de découvrir que, même lorsque celle-ci est blessée, la Grâce de Dieu agit dans sa vie.

Claire de Miscault, responsable du service de la pastorale des Familles

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