dimanche 16 juin 2019
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Dieu se révèle au détour d’une pancarte

Suite à l’appel du pape François convoquant un synode des évêques sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel, en octobre 2018, notre archevêque Mgr Luc Ravel a donné comme priorité pastorale pour notre Église en Alsace, pour les trois ans à venir, la rencontre avec les jeunes de 16 à 29 ans.

Au moment où vous lirez ces lignes, il aura précisé dans sa lettre pastorale de rentrée les orientations qu’il souhaite donner pour que tous les acteurs de la vie diocésaine se mobilisent. « Rejoindre les jeunes doit être une préoccupation de tous les chrétiens, ce n’est pas un chantier réservé aux spécialistes » explique Mgr Ravel. Chacun d’entre nous est en lien avec un jeune adulte qui cherche à trouver sa place dans la vie, dans la société, comment, dès lors, être à son écoute, l’accompagner dans le discernement des choix à faire, lui faire confiance, lui témoigner, avec joie et liberté, que Dieu l’aime ? »

Le pape François, dans sa lettre aux jeunes annonçant le synode, écrit : « Je vous invite à « sortir » pour vous lancer vers un futur non connu mais porteur de réalisations certaines, vers lequel Dieu le Père vous accompagne. » Et il appelle l’Église « à désirer se mettre à l’écoute de votre voix, de votre sensibilité, de votre foi, voire de vos doutes et de vos critiques. Faites entendre votre cri, laissez-le résonner dans les communautés et faites-le arriver aux pasteurs ».

Je me permets de témoigner de mon expérience de rencontre avec le Christ. J’avais 17 ans. Mes parents, catholiques pratiquants, voulaient que leurs enfants viennent avec eux chaque dimanche à la messe. La transmission de la foi leur était capitale, et elle l’est encore aujourd’hui, comme grands-parents, souvent déboussolés du manque de pratique de leurs petits-enfants. Cette exigence dominicale était régulièrement source de conflit, je ne supportais plus ce que je considérais alors comme une obligation conformiste qui n’avait pas de sens pour moi.

Durant les vacances estivales de 1976, nous sommes partis à La Baule. Au détour d’une de mes balades, je lis sur un panneau « viens partager ta vie avec d’autres jeunes », signé JOC-JIC. Ayant reçu une culture chrétienne, je savais plus ou moins ce que voulaient dire ces sigles, et curieux de voir de quoi il était question, j’ai pris mon courage à deux mains et je suis allé au local indiqué. J’ai effectivement retrouvé d’autres jeunes, à peu près de mon âge, ils m’ont accueilli très chaleureusement et je me suis senti rapidement à l’aise. Discussion sur le sens de la vie, chants, rigolades, prières animées par un jeune prêtre, mes vacances ont été rythmées par les rendez-vous de la JOC et de la JIC.

Je venais de découvrir une autre Église, heureuse de refaire le monde à la suite de Jésus-Christ. Je venais de découvrir non pas un rite froid et distant mais un Seigneur proche de ma vie, un compagnon de route qui depuis est toujours présent à mes côtés. De retour de vacances, j’accepte d’aller rencontrer le prêtre de ma paroisse, j’habitais alors près de Nice, pour lui partager ce que j’avais vécu. De cette rencontre est née une grande amitié, basée sur la confiance. Très vite Robert, c’était le prénom de ce prêtre, m’a proposé de prendre une place dans la communauté : lecture de la Parole, animation de célébration, puis accompagnement de la catéchèse avec maman, toute heureuse de partager avec moi sa foi. Cette communauté, si étrangère pour moi il y a encore peu de temps, était devenue ma communauté, chaleureuse et fraternelle.

Par la suite, toujours sur proposition de Robert, qui avait détecté mon goût pour la communication, j’ai rejoint le centre diocésain de l’information, puis le CCFD et Pax Christi, autant de lieux où j’ai construit ma vie d’homme convaincu que le Seigneur m’invitait à contribuer à la construction du Royaume.

Il était venu me rejoindre dans ma vie de jeune au milieu d’autres jeunes qui prenaient en mains leur destinée et désiraient faire Église ensemble.

C’était il y a près de 40 ans, je suis certain que les questions qui me portaient alors sont toujours vivantes chez bon nombre de jeunes et que l’Église est toujours à même de les accueillir et de les accompagner, en les confiant à Celui qui attend pour leur proposer de le suivre sur les chemins de son Père.

 

Marc Larchet

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