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AccueilDossiersJuillet-Août 2017Le bel été alsacien des enfants de Tchernobyl

Le bel été alsacien des enfants de Tchernobyl

© Thierry Gachon Reporter-photographe l’Alsace

Le 26 avril 1986 à 1h24, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, situé aujourd’hui en Ukraine, explosait, provoquant de très graves émissions radioactives. En réaction, des alsaciens ont créé l’association Les enfants de Tchernobyl qui a permis à 4 500 enfants vivant sur les territoires contaminés d’être accueillis.

 

Membre de l’association, Céline Weiss est concernée par les dangers du nucléaire : « Je n’aime pas qu’on fasse croire aux gens que le nucléaire, c’est anodin. » Actuellement, 9 millions de personnes vivent sur le territoire contaminé. La contamination se perpétue avec le chaîne alimentaire, c’est-à-dire avec la nourriture gratuite comme les poissons, les baies, le gibier. En raison de leur croissance, les enfants sont plus sujets à la contamination.

 

Tchernobyl, ce n’est pas fini

Au départ, les parents se méfiaient de cette association alsacienne : « Dans ces pays, l’aspect associatif est peu développé et les parents craignaient un trafic d’organes », ajoute-t-elle. Cet été, 200 enfants sont accueillis dans 6 départements. Sur les objectifs poursuivis, elle explique : « La centrale de Tchernobyl se situe en Ukraine mais trois pays sont concernés par cette catastrophe à savoir la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie. On choisit des enfants issus de milieux pauvres. L’enjeu de ce séjour en été est de faire baisser leur charge en radioactivité de 30 % ce qui les rend plus résistants face aux maladies. Les faire venir est loin d’être simple car 19 papiers sont à rassembler. » À propos du financement de l’association, elle déclare : « On est tous bénévoles. Le coût d’un seul voyage représente 600 euros pour l’association. Chaque année, à Pâques, on vend des œufs en bois peints à la main par des artistes ukrainiens, pour financer ces voyages. » Un souvenir fort ? Elle évoque l’exemple de deux enfants invités dans une famille et qui finalement ont choisi d’être interprètes pour l’association.

 

Famille d’accueil

Pour Freddy et Régine Anstotz, cela fait 7 ans qu’ils sont famille d’accueil de Karina, une jeune russe âgée aujourd’hui de 14 ans : « Doucement, c’est le premier mot en français qu’on a appris à Karina. Il faut dire que la première fois qu’elle est venue en France, malgré les 24 heures de voyage, elle était toute folle de découvrir les jouets de notre fille et qu’elle avait une chambre pour elle toute seule. Elle n’arrêtait pas de demander ‘Qu’est-ce qu’on fait demain ?’ »  Sur cette expérience atypique, ils ajoutent : « Pour être famille d’accueil, il faut beaucoup de patience et être présent. Les premiers temps c’était difficile avec la barrière de la langue. Comme le courant passe entre nous, Karina est une fille très joviale, elle vient chaque année, elle fait partie de la famille. C’est particulier car on ne parle pas le russe mais c’est très enrichissant. Quand elle retourne dans son pays, notre fille verse des larmes de crocodile. »

 

Propos recueillis par Isabelle Dumont

 

Plus d’infos : lesenfantsdetchernobyl@gmail.com – 06 73 15 15 81

 

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