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lundi 18 février 2019
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Joyeux Noël, Madame le Pasteur

Le Noël protestant ressemble fort au Noël catholique comme le signale Isabelle Gerber, pasteur, inspecteur ecclésiastique pour l’Inspection luthérienne de Bouxwiller.

 

Un pain d’épices, deux clémentines, le tout sur fond de cantiques de Martin Luther. Oubliez vos clichés sur notre austérité!  Les protestants mangent, hélas, autant de bûche et de foie gras que les autres sur fond de Tino Rossi ! Le Noël protestant ressemble, à s’y méprendre, au Noël catholique.

 

Noël nous ramène à l’essentiel

Pourquoi ? Parce que Noël est une fête chrétienne et que vous, comme moi, nous sommes chrétiens avant d’être héritiers d’une histoire ou sensibilité confessionnelle. Noël nous ramène à l’essentiel : l’annonce d’un Dieu qui cherche à naître dans nos étables ; au cœur de nos désordres, là où nous sommes pauvres.

C’est à la loupe qu’il nous faut chercher les particularités protestantes. Pas de Noël sans couronne de l’Avent. Belle invention pédagogique introduite par le pasteur allemand Johann Heinrich Wichern au XIXème siècle qui nous accompagne quatre semaines pour nous aider à comprendre le plan de Dieu pour l’humanité et mieux recevoir son cadeau : l’incarnation.

Pas de Christkindelsmarik sans les protestations du prédicateur Johannes Flinner qui déplore que le marché strasbourgeois de la place Broglie se tienne en l’honneur de Saint Nicolas. En obtenant de le rebaptiser Christkindelsmarik  en décembre 1570, il remet au cœur de la fête, l’enfant Jésus. Ce déplacement symbolique aura pour conséquence que les cadeaux, remis auparavant à la Saint Nicolas, le seront  la veille ou le jour de Noël.

 

Bach à tue-tête

Voilà pour l’histoire, mais aujourd’hui ? Vous avouerai-je que  dès le premier dimanche de l’Avent, j’écoute et chante à tue-tête l’oratorio de Noël de Jean-Sébastien Bach, que ce soit les mains pleines de farine devant mes Spritzbredle, en décorant le sapin avec mes enfants ou en faisant couler un bon bain chaud. J’ose espérer toutefois que des mélomanes, issus d’autres traditions, se nourrissent aussi de la beauté et de l’intelligence musicale de ce compositeur protestant.Il y a certainement une chose qui demeure (jusque-là) une spécificité protestante, c’est que près d’un paroissien sur deux, à la sortie du culte, dira haut et fort : Joyeux Noël, madame le pasteur !

 

Isabelle Gerber

 

 

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