mercredi 24 avril 2019
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La Nativité chez les orthodoxes

En témoin privilégié, Philippe Herbillon, évoque l’attachement des orthodoxes à la fête de Noël.

 

La fête de Noël s’inscrit dans l’année liturgique parmi les douze grandes fêtes, Pâques étant à part. Dans la tradition orthodoxe, la fête de Noël, Incarnation du Seigneur, qui inclut l’adoration des mages, est étroitement liée, à la fête de la Théophanie (Épiphanie occidentale), fête du baptême du Christ. La naissance du Christ, s’inscrit dans la formulation évangélique : Et le Verbe devint chair (Jean, 1, 14). C’est ainsi que pour Saint Jean Chrysostôme, la naissance du Christ : est la synthèse de toute l’incarnation et la source de tous nos biens, (Math. II, 2). Noël se prépare pendant le carême de Noël, période de jeûne de 40 jours, du 15 novembre au 25 décembre.

Une partie des orthodoxes fêtent Noël le 7 janvier (selon le calendrier Julien), notamment les russes et les serbes, alors que les autres fêtent Noël le 25 décembre, selon le calendrier Grégorien (les grecs, les antiochiens arabes, les finois, etc.). La fête se prépare par une avant fête, suivie de la paramonie de la fête et de la fête proprement dit, constituant ainsi une sorte de triduum. Le 24 décembre (6 janvier), on célèbre les vêpres de Noël, puis une première Eucharistie (Divine Liturgie), où on proclame l’évangile de la nativité.

L’office de minuit comporte, les grandes complies, les matines, puis une seconde Eucharistie, où on proclame l’évangile de la venue des Rois Mages. L’icône de la Nativité est exposée au centre de l’église. On y remarque une grotte, où se trouve la mère de Dieu. Une étoile rayonne jusqu’à une mangeoire où est déposé l’enfant Jésus. On aperçoit l’âne et le boeuf. Sur la gauche, les Rois Mages en chemin. Sur la droite, les bergers et un ange. Sous la grotte à gauche, Saint Joseph méditant ou discutant avec des bergers, et sur la droite, deux femmes préparant le bain du Nouveau-Né. Cette icône est vénérée par le clergé et les fidèles durant les offices. Elle est placée dans les maisons dans la pièce principale, dans le beau coin, éclairé par une veilleuse.

 

Des traditions populaires variables selon les pays

En Russie, le 24 décembre, on mange la Koutia, mélange de blé et de fruits confits. Les chrétiens chantent des chants populaires, en passant de maison en maison. La crèche n’est pas traditionnelle, mais l’icône de la nativité est exposée et décorée dans les maisons.

Chez les Grecs, on notera que dans les îles et les petits villages, il n’y a pas de sapin de Noël, mais des maquettes de bateaux-voiliers en bois, ornées de guirlandes. Noël se célèbre en famille : les cadeaux ne sont donnés qu’à la Saint Basile, le 1er janvier. Le 24 décembre, les enfants descendent dans les rues, chanter des chants populaires de Noël, appelés Kalanda. Au repas de Noël, on prend souvent une dinde farcie à la viande et aux tomates. On prépare également des gâteaux de Noël et un pain rond, sur lequel est dessinée une croix byzantine. Toutes ces traditions, sont présentes, dans une moindre mesure, dans les communautés orthodoxes de la diaspora et notamment en France.

 

Père diacre Philippe J. Herbillon

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