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Changer de vie en famille

© 2017 – Service communication

 

L’aventure a commencé il y a 10 ans, suite à une profonde réflexion menée par Daniel Amiot et sa femme sur ce temps qui passe à une vitesse folle. Car dans nos quotidiens surchargés, comment parvenir à redonner du sens à nos vies ? La réponse est toute trouvée pour ce couple. Il va se lancer dans une année sabbatique. Sept ans plus tard, cette année de transition dure toujours.

 

Distinguer les faux besoins

Lorsque l’on pénètre dans la maison de la famille Amiot, à Sélestat, tout semble ordinaire. Seul un œil averti remarquera qu’un état d’esprit bien particulier baigne les lieux : la belle tarte, cuite au feu de bois, sur la table du salon, l’eau de pluie stockée en masse dans le jardin ou encore les piles de bois rangées le long des murs de la maison pour l’isoler des températures hivernales. Chaque année, Daniel et sa femme demandent à leurs enfants s’ils sont d’accord de poursuivre cette expérience. À chaque fois, la réponse est positive. Ce choix de la décroissance implique quelques changements, de la débrouillardise et ce que Danièle aime qualifier de « stratégie ». Finie la dynamique commune du « je prends, je jette, je renouvelle ». Désormais, il faut se débrouiller autrement, réparer plutôt que remplacer, inventer pour devenir autosuffisant.

 

Beaucoup plus pauvres financièrement, mais beaucoup plus riches de tellement d’autres choses.

 

Pendant que les enfants sont à l’école, les journées s’organisent autour de la coupe du bois pour chauffer la maison et de l’entretien du potager qui fournit la majorité de l’alimentation de la famille. Les vrais besoins se dévoilent peu à peu. Ici, pas de connexion internet et le réfrigérateur, déplacé sur le perron, profite des basses températures pour refroidir les aliments. « Je me dis qu’avec mon épouse, nous aurons donné un double exemple à nos enfants : le premier est celui d’une vie standard, telle qu’elle existe chez nous, le deuxième, celui d’une vie marginale, mais telle qu’elle existe majoritairement dans le monde. Ils feront leur choix ! », explique Daniel Amiot.

 

Pour revenir à l’essentiel

« Marginal », peut-être, mais uniquement aux yeux de ceux qui tendent à oublier l’essentiel. Car comme le rappelle Daniel, « l’économie est devenue le nouveau dieu à la place de Dieu. » À la fois maçon, boulanger, cultivateur, il profite de ces multiples activités pour inculquer à ses enfants curiosité et adaptation, réinvitant de la sorte l’esprit de famille au cœur de son foyer. D’ailleurs, ce temps autogéré, Daniel l’a mis à profit de la lecture des Évangiles, qu’il a lus en entier lors de sa première année sabbatique.

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Cette vie pourrait en effrayer plus d’un, surtout face à l’avenir incertain qui s’immisce parfois dans les esprits. Une crainte à laquelle Daniel Amiot répond en riant : « Tant que Dieu me laisse la capacité de planter un légume ou de cueillir ce que la nature donne gracieusement depuis des millénaires, je ne mourrais pas de faim ! »  Et de conclure : « Le jeu en valait la chandelle. Beaucoup plus pauvres financièrement, mais beaucoup plus riches de tellement d’autres choses. »

 

Bénédicte Bossard

 

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