Mgr Ravel : A mes chers Alsaciens - Carrefours.alsace

Mgr Ravel : A mes chers Alsaciens

Published by Marie Pennequin on

Comme chaque mois, retrouvez les paroles de Mgr Ravel, archevêque de Strasbourg. 

Tenez-bon ! Courage ! Même le pire a une fin. Mais beaucoup d’entre nous vont trouver le temps de l’épidémie extrêmement long. A ceux qui sont rudement éprouvés, je propose l’aide de l’Église. Et je me permets de fixer aujourd’hui notre attention sur ces points très concrets.

La discipline personnelle

Or, comme le disent saint Paul (Rm 13) et saint Pierre (1P 2), Dieu parle et passe par les autorités politiques et judiciaires car Il est la source de leur autorité. Nous devons donc vivre les consignes et recommandations données avec zèle et foi.

Un contact journalier

Je pense aux gens seuls déjà accablés par la solitude avant l’épidémie. Nous pouvons réagir ensemble : que chaque catholique s’engage à un contact journalier avec deux personnes seules qu’il connaît. Un coup de téléphone, une communication vidéo, un SMS pour prendre et donner des nouvelles, proposer une aide etc. Nous sommes très nombreux et peu de personnes passeront dans les mailles du filet de notre charité.

L’Eucharistie spirituelle

Des chrétiens vivent sans possibilité d’aller à la messe pendant de longs mois (par exemple en Amazonie, nous a rappelé le pape François). Unissons nos cœurs à l’heure de la messe ! Les cloches sonnent toujours… N’oublions pas l’Eucharistie ! Entretenons la mémoire de la messe !

Mgr Luc Ravel / Archevêque de Strasbourg

La distraction au bon sens du terme

Si nous sommes en pleine forme, le manque d’activités voire même le défaut d’occupations utiles nous pèsent. Alors il y a les distractions. Celles, favorites, qui s’amplifient : films et séries, jeux sociaux ou vidéos, lecture et culture, ménage et repassage. Je plaisante pour les tâches domestiques.

N’exaltons pas ce confinement

Je pense beaucoup aux personnes les plus fragiles. Celles-ci paient toujours avant les autres. Prenons garde à nous croire plus solides que nous ne le sommes en réalité. La colère est souvent aux portes de notre cœur, toute prête à jaillir et à blesser. Prions encore pour nos autorités politiques qui tentent de choisir le moins pire entre la maladie qui assassine en face et le remède qui détruit par derrière. Et invitons l’Esprit saint à régner entre nous, en nous.

La perte et la caresse

La Semaine sainte, nous l’avons vécue confinés, enfermés comme tous les autres. Parce qu’il y a cette perte sèche, soutenons-nous encore plus les uns les autres, contre la peur, contre l’enfermement en soi, contre le manque de relations sociales. Contre la détresse de n’avoir pas pu faire un deuil digne de ce nom.  Les circonstances sont rudes mais pas autant qu’est grand l’amour de Dieu pour chacun de nous. Dieu sonne discrètement à la porte de notre cœur. C’est là que, par instant, nous le sentirons comme une caresse qui laisse une joie durable et généreuse.

Je prie pour vous tous les jours.

 + Luc Ravel, archevêque de Strasbourg


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