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Homélie du 15 février 2020

On reconnaît bien dans notre récit les gestes du rite eucharistique que Jésus fera à la Cène (Cf. Mc 14, 22-24). En multipliant pour cette foule les quelques pains de ses disciples, Jésus préfigure le don de son corps et de son sang dans l’Eucharistie pour le salut du monde et annonce le banquet céleste où tous les hommes réconciliés avec le Père par l’offrande de sa vie pourront siéger à la fin des temps.

Il est à noter ici que Jésus ne donne pas directement le pain qu’il vient de multiplier, il le fait distribuer par les disciples. Autrement dit, Jésus veut avoir besoin de nous pour être les canaux de sa miséricorde, pour être ses mains et son cœur auprès de ceux qui sont perdus loin de lui, dans la détresse et la souffrance.

Remarquons encore que le Seigneur part du peu que nous possédons : sept pains et quelques poissons. Et bien, même de ce pas grand-chose, le Seigneur veut en avoir besoin. Jésus veut avoir besoin de l’offrande de nos vies unie à sa propre offrande pour sauver le monde. Il veut nous associer d’une façon toute particulière au mystère de la rédemption.

Ce salut auquel il désire que nous collaborions, notre Seigneur veut le proposer à tout homme. La seconde multiplication des pains le rappelle avec force. De même que dans la première multiplication, les douze corbeilles renvoyaient aux douze tribus d’Israël, ici le chiffre « sept », qui est traditionnellement celui des païens (les cités grecques étaient gouvernées par sept sages), signifie que les païens comme les juifs sont conviés au banquet messianique. Autrement dit, le nouveau peuple de Dieu, auquel nous appartenons, doit demeurer accueillant à tous ceux qui se mettent à suivre le Christ.

Seigneur Jésus, fais-nous la grâce à chaque Eucharistie, de consentir toujours davantage à la réconciliation avec notre Père que tu nous as acquise par ta mort et ta résurrection. Donne-nous aussi de savoir unir à ton offrande celle de nos pauvres vies. Tu nous les rendras transfigurées et, à travers elles, rayonnera ta miséricorde auprès de ceux vers qui tu nous envoies.

Abbé Philippe Link

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  • On apprend à recevoir en donnant et on apprend à donner en recevant. Ni trop, No trop peu, ce qui convient de part et d’autre. Comme dit le proverbe : ne pas déshabiller Pierre pour habiller Paul. Partager nous fait comprendre la veritable fraternité.

    Libéralité du donateur qui respecte la liberté du receveur.

    Avec Jesus nous sommes invité à dépasser la fraternité humaine pour entrer dans « dans la charité de Jesus-Christ donnant Sa Vie pour tous »

    Comment recevoir un Don d’amour infini si on n’est pas prêt à recevoir un signe de partage quotidien ?

    Jesus nous apprend à donner et à recevoir pour entrer peu à peu dans le Don de l’Esprit Saint « qui rempli tout l’univers » sauf notre liberté de conscience intérieure si nous refusons ce Don.

    Dans la prière doxologique qui conclu l’offertoire de la liturgie Eucharistique, « par lui, avec lui et en lui » nous apprenons ce qu’est le Don de Dieu selon Jesus-Christ

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