vendredi 28 février 2020
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Dossier du mois : différents et complémentaires

Entretien croisé avec Dominique Fuchs, animatrice de la zone pastorale de Mulhouse et Stanislas Mendy, vicaire épiscopal et prêtre fidei donum.

Véronique Itty : Quels sont les piliers de votre collaboration ?

Dominique Fuchs : La confiance. On ose se dire les choses en vérité. Nous partageons une même vision de l’Église, de la pastorale, de la théologie.

Stanislas Mendy : Nous sommes au service d’une Église sur laquelle il faut se mettre d’accord. Il n’y a pas de verticalité, ce sont les charismes qui définissent cette complémentarité dans le cadre d’un service d’Église. C’est ce qui différencie l’Église d’une ONG.

V.I. : En quoi êtes-vous complémentaires ?

S.M. : En étant homme et femme : dans le cas de sujets délicats, je suis heureux que certains  préfèrent s’adresser à Dominique. En étant de cultures différentes. Dans une zone pastorale avec 150 nationalités, être issu d’une autre culture que Dominique, laquelle est Alsacienne, c’est une source de complémentarité. Enfin, je « profite » du fait que Dominique a une grande connaissance de la zone pastorale, les fidèles ont moins peur. Mais j’essaye d’instiller un regard neuf.

D.F. : Nos parcours, nos expériences sont complémentaires. Je suis coopératrice de la pastorale dans cette église d’Alsace depuis 30 ans. J’ai une nature plus concrète qu’intellectuelle. Stanislas permet de relever le débat, de prendre de la hauteur. Nous nous complétons dans la « gestion des personnes ». J’ai un côté maternel, il m’appelle d’ailleurs souvent « la mère Fuchs » et lui a un fonctionnement plus managérial. Bref, on s’équilibre.

V.I. : Où est-ce que ça coince parfois ?

S.M. : On n’arrive pas toujours à marcher au rythme souhaité pour des choses très concrètes. C’est l’insatisfaction de quelqu’un qui voudrait que tout soit parfait alors que ça ne peut pas l’être. Je dois également tenir compte de sa situation familiale, sans quoi ce ne serait pas humain. Le développement intégral de l’homme étant la capacité de chaque humain à faire grandir l’autre dans ce qu’il est, dans son milieu.

D.F. : Pour moi, c’est plus de l’ordre d’une bonne connaissance de l’autre. Je peux le blesser dans ma manière d’être un peu brusque. Il faut mettre beaucoup d’énergie pour « sentir » à quoi l’autre est sensible. Ça demande des ajustements.

V.I. : Qu’est-ce qui vous met en joie dans votre travail d’équipe ?

S.M. : La coresponsabilité. Pour la comprendre et la vivre, il faut être dedans. Je me méfie de la coresponsabilité comme partage de pouvoir alors que c’est une adaptation aux dons de l’Esprit. C’est cette collaboration qui est féconde et j’y crois !

D.F. : Quand on arrive ensemble à dénouer les choses avec ce qu’on est chacun, cela me met en joie. Du coup, je me sens soutenue, portée et pas seule au front. On reste chacun ce qu’on est mais ensemble !

Propos recueillis par Véronique Itty

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