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Homélie du 9 juillet 2019

Jésus a « pitié des foules » parce que les gens y ressemblent à des « brebis sans berger ». Ce que Jésus éprouve ici est bien plus qu’une simple pitié condescendante.

Littéralement, il est « ému jusqu’aux entrailles », expression qui dans l’Ancien Testament n’est appliquée qu’à Dieu lui-même.

En Jésus, c’est donc le cœur même de Dieu qui se penche sur la misère de chacun de ses enfants. Jésus est le « bon pasteur », l’unique pasteur de son peuple qu’il vient chercher dans ses égarements au milieu des ronces du péché pour le conduire vers les verts pâturages de la vie éternelle.

En lui, s’accomplit la prophétie d’Ezéchiel : « Je les rassemblerai des pays étrangers et je les ramènerai sur leur sol. Je les ferai paître sur les montagnes d’Israël…

Dans un bon pâturage je les ferai paître, et sur les plus hautes montagnes d’Israël sera leur pacage. C’est là qu’elles se reposeront dans un bon pacage ; elles brouteront de gras pâturages sur les montagnes d’Israël. C’est moi qui ferai paître mes brebis et c’est moi qui les ferai reposer, oracle du Seigneur. » (Cf. Ez 34, 13-15)

En regardant Jésus, nous prenons donc la véritable mesure du charisme de berger. Jésus nous révèle que la vocation du berger s’enracine avant toute chose dans la compassion et la miséricorde. Ce que l’on attend peut-être en premier du berger c’est d’être signe de cette bonté de Dieu qui jaillit du cœur du Christ.

Cette bonté compatissante est pour tous. Elle est universelle. En effet, si le berger s’occupe d’une façon privilégiée des brebis les plus faibles, l’Ecriture nous dit qu’il ne néglige pas pour autant les bien portantes : « Tel un berger qui fait paître son troupeau, il recueille dans ses bras les agneaux, les met sur sa poitrine, conduit au repos les brebis-mères » (Is 40, 11).

Cette bonté est aussi intimement personnelle. Dans l’évangile de Jean, il nous est dit que Jésus connaît chacune de ses brebis par son nom et qu’il se fait connaître d’elles. Le son de sa voix apprivoise chacune, quelle qu’elle soit : « Je suis le bon Pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent…

Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent » (Cf. Jn 10, 14.27). C’est alors une relation d’amour et de confiance qui s’instaure entre le berger et chacune de ses brebis et la communion peut s’étendre à tout le troupeau.

Dans l’évangile de ce jour, Jésus nous rappelle que le disciple qu’il envoie comme ouvrier de sa moisson, l’est avant tout comme ministre de communion entre les hommes et les femmes, reconnaissant chacun comme unique et indispensable.

Ce ministère, tout prêtre le reçoit plus particulièrement de façon sacramentelle le jour de son ordination. Avec Jésus, il est envoyé par la miséricorde du Père qui vient à la rencontre de la misère des hommes.

Seigneur, nous te prions d’appeler et d’envoyer des ouvriers à ta moisson qui soient des bergers doux et humbles de cœur, hommes de communion à l’image de l’unique Pasteur, le Christ notre Seigneur.

Abbé Philippe Link

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