dimanche 16 juin 2019
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Laudato Si : conversion personnelle et communautaire

L’encyclique sur l’écologie Laudato Si expose de manière détaillée les enjeux de ce XXIème siècle, en commençant par un constat sans concession de « ce qui se passe dans notre maison commune » (22 à 52) : « nous nous enfonçons dans une spirale d’autodestruction » (163) « qui affecte particulièrement les exclus » (48).

Notre pape François nous invite à une « conversion écologique » qui se traduit par l’adoption « de nouveaux styles de vie », dont le fondement est « la sobriété et une capacité de jouir avec peu » (222). Mais il rajoute que « la conversion écologique requise pour créer un dynamisme de changement durable est aussi une conversion communautaire » (219).

À cet égard, il estime que l’enjeu n’est pas de « concilier en un juste milieu la protection de la nature et le profit financier (194) », car « l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde (dans nos pays riches) mettant à dispositions des ressources pour une saine croissance en d’autres parties » (193). Dans cet esprit, il met en avant

« qu’une véritable approche écologique se transforme toujours en une approche sociale qui doit intégrer la justice » (49),

et que le défi à relever est de « convertir le modèle de développement global (…), ce qui implique de réfléchir de manière responsable sur le sens de l’économie et de ses objectifs » (194).

Encourager les bonnes pratiques

Dans ce contexte, les autorités politiques, dont la mission est de servir le bien commun, doivent définir « des cadres régulateurs généraux qui imposent des obligations et empêcher les agissements intolérables »Il suffit hélas de suivre l’actualité pour mesurer combien « ces cadres manquent » (173).

Pour autant, nous rappelle notre pape, « le cadre politique et institutionnel est aussi là pour encourager les bonnes pratiques, pour stimuler la créativité qui cherche de nouvelles voies, pour faciliter les initiatives personnelles et collectives » (178). Il cite à la clé de nombreux exemples, entre autres : « adopter une bonne gestion des formes de transport (…) qui réduisent la consommation énergétique et leur niveau de pollution (…), développer des énergies renouvelables, protéger les espèces, programmer une agriculture durable et diversifiée qui soutient les petits producteurs et préserve les écosystèmes locaux » (180). Et n’oublions pas les positions fortes qu’il a prises sur la question devenue ultra-sensible des migrants, qu’il nous demande d’accueillir dignement, plutôt que de tenter de nous barricader, ou pire : les refouler dans les pires conditions.

L’enjeu des élections européennes

Dans ce contexte, le pape François nous rend attentif au fait que « l’interdépendance nous oblige à penser un monde unique, un projet commun » (…) et que « les problèmes de fond ne peuvent pas être résolus par des actions de pays isolés » (164). C’est pourquoi les prochaines élections européennes constituent un événement majeur, et nous sommes tous et toutes invités à assumer pleinement notre rôle de citoyens et de citoyennes du monde.

Philippe Girardin et Jacques Muller

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