dimanche 16 juin 2019
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Ottmarsheim : découvrir la vie d’une ruche dans un couvent

Rencontre avec le frère Christophe-Marie de la communauté des Serviteurs de Jésus et de Marie. Installés à Ottmarsheim depuis 1994, les frères y mènent une vie conventuelle et apostolique. Parmi leurs propositions spirituelles, il y a le week-end ApicoloSpi.

Découvrir la vie d’une ruche dans un couvent, voici l’objectif de ce temps fort qui s’est tenu  du 23 au 24 mars. « Certains ont peur de suivre une retraite spirituelle. Ce week-end a concilié un temps spirituel, le suivi d’offices et un partage sur Laudato Si, avec une visite des ruches. On a inspecté le couvin (c’est-à-dire les larves) et contrôlé l’état sanitaire de la ruche, on a aussi pesé la ruche. C’est une manière de célébrer notre Créateur » commente le frère Christophe-Marie.

Le côté piquant de l’abeille

Au départ, rien ne prédestinait ce religieux, ancien de Normale Sup, à se lancer dans la récolte de miel. Il a découvert l’univers des ruches et le côté ‘piquant’ de l’abeille il y a 20 ans. « Au départ, la nature ne me parlait pas. On m’a demandé de m’occuper de ruches et j’ai dit oui par obéissance fraternelle et parce que le défi de dépasser ma peur, ça m’intéresse » souligne celui qui avoue s’être fait plusieurs fois « courser » par des abeilles.

Peu à peu, le frère Christophe-Marie, qui admet ne pas manger de miel, a découvert un insecte fascinant tant par le large éventail de sa production que par son organisation :

Tout est bon dans l’abeille. À côté du miel, il y aussi la cire, la propolis, la gelée royale et le pollen amélioré. Les produits de la ruche sont aussi utilisés pour se soigner, le miel par exemple a des vertus cicatrisantes. 

L’organisation d’une ruche se caractérise par une cohésion sociale étonnante : « Les abeilles obéissent naturellement. Il y a aussi une ascension sociale chez les abeilles, elles évoluent dans leur mission grâce à une progression d’expérience » précise le religieux, pour qui les abeilles sont de vraies évangélisatrices.

120 kilos de miel

Le couvent d’Ottmarsheim abrite un parc de cinq hectares, dont des espèces mellifères comme la lavande, la phacélie et des arbres fruitiers. L’an dernier, le religieux a démarré avec 2 ruches contre 13 aujourd’hui, réparties dans le parc et dans un village voisin. Plutôt que de travailler avec des abeilles locales réputées coriaces, il a porté son choix sur une abeille appelée Frère Adam, réputée pour sa productivité. Les ruches demandent un certain suivi :

L’avantage avec les abeilles, c’est qu’on peut leur donner le temps qu’on a. Les ruches, si on ne s’en occupe pas, il y aura moins de miel et plus de maladies.

L’an dernier, 120 kilos de miel ont été récoltés. « Une année exceptionnelle », se réjouit frère Christophe-Marie.

Isabelle Dumont


En bref

  • 50 000 : le nombre d’abeilles dans une ruche.
  • 80 000 : le nombre d’heures de travail pour produire 1 kilo de miel.
  • 80 : le poids en grammes d’une abeille, capable de porter la moitié de son poids en vol.
  • Plus d’infos sur les prochains week-ends ApicoloSpi : christophe.myriam@wanadoo.fr / 03 89 26 00 27
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