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Homélie du 22 février 2019

 




LIRE LES LECTURES DU JOUR

« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Cette question, que nous entendions déjà hier, est au cœur de l’Evangile : elle constitue à la fois un sommet et une charnière.

Un sommet car le cheminement des apôtres trouve ici son accomplissement dans une confession de foi en la Seigneurie divine de Jésus, reconnu par Pierre comme « Messie, Fils de Dieu ». Une charnière car après ce temps de discernement de la Personne du Christ, l’Evangile bascule vers l’autre versant, à savoir la controverse avec les chefs religieux, qui aboutira à la condamnation et à la mort du Seigneur.

Jésus ne pouvait avancer vers sa Pâque pour réaliser le salut du monde, qu’après s’être assuré que le sens de son sacrifice pourrait être discerné par toutes les générations à venir. Cette interprétation inspirée du mystère de la Croix est le grand trésor confié à l’Eglise, que Jésus fonde précisément sur la confession de foi de Pierre. Pourtant, ce même Apôtre trahira son Maître, et celui-ci le savait fort bien :

Simon, Simon, Satan vous a réclamés pour vous secouer dans un crible comme on fait pour le blé. Mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne disparaisse pas. Et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères (Lc 22, 31-32).

Les dons de Dieu sont sans repentance, car il ne choisit pas des hommes capables de réaliser ses projets, mais il appelle des pauvres, qu’il rend capables, à travers chutes et relèvements, d’accomplir la mission qu’il leur confie.

La confession de foi instaure entre Jésus et Pierre une nouvelle relation : « « Heureux es-tu« , car ce n’est pas un discernement humain qui t’a conduit à cette parole, mais c’est parce que tu es « devenu enfant de Dieu » en « croyant au nom du Fils unique » (Jn 1,12), que tu as pu prononcer cette déclaration véridique ». Aussi, pour marquer sa naissance à la vie nouvelle, à la vie de fils du « Père qui est aux cieux », Simon se voit-il attribuer un nom nouveau, qui signifie son ministère de fondation de la foi de l’Eglise. Par sa confession, formulée dans l’Esprit Saint dont il s’est laissé illuminer, Pierre prend pied sur l’autre rive, auprès de Jésus ; il se tient sur le roc de la foi en la vérité, qui donne accès à la vie définitive.

C’est cette position nouvelle qui justifie le « ministère des clefs » du Royaume : Jésus ne donne pas à son apôtre un pouvoir arbitraire, mais il lui garantit que dans l’Esprit qu’il a accueilli, il ne saurait errer « en matière de foi et de mœurs ». Son discernement sera assuré de la même lumière divine qui vient de lui permettre de confesser la Seigneurie du Christ : 

Lorsque viendra l’Esprit de vérité, il vous fera accéder à la vérité toute entière ; il vous communiquera ce qu’il reçoit de moi (Jn 16, 13-15).

« Et toi, que dis-tu ? Pour toi qui suis-je ? » Que l’Esprit Saint nous donne de proclamer la Seigneurie de Jésus ressuscité, de manière à « remporter nous aussi, quand se manifestera le Berger suprême, la couronne de gloire qui ne se flétrit pas » (1ère lect.).

Abbé Philippe Link

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