jeudi 25 avril 2019
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AccueilDossiersMars 2019Le oui de Maxime, 28 ans, agriculteur à Durmenach

Le oui de Maxime, 28 ans, agriculteur à Durmenach

Malgré les nombreux défis auxquels les agriculteurs sont aujourd’hui confrontés, Maxime a fait le choix d’embrasser ce métier, qui est pour lui une véritable vocation.


Est-il encore concevable à notre époque de se lancer dans aventure où l’on sait à l’avance que l’on sera endetté à vie, tributaire de la météo, détesté de beaucoup de monde et esclave de la politique ? Je pense que oui.

Je dis oui parce que c’est ma passion, un choix de vie et parce que nourrir ses voisins est l’une des plus belles choses de la vie. J’ai choisi ce métier très jeune, je ne me suis jamais imaginé faire autre chose.

Reprendre la ferme de mon père a toujours été une évidence.

C’est un rêve de gamin, qui en réalité est bien difficile à vivre. En plus de la pression pour réussir à reprendre une affaire de famille, s’ajoutent les pressions économiques de notre monde, perpétuellement en crise. C’est un cap à passer. Ces périodes de doute économique permettent de se poser les bonnes questions, de remettre à plat toutes nos pratiques, mais laisse forcément des traces.

Elles doivent également nous permettre de regarder au-delà de notre métier : le monde change, les consommateurs changent… et l’agriculture aussi doit changer. Il n’y a pas de solution-miracle. Je produis mon lait en Alsace, je suis en concurrence directe avec les allemands, mon prix de vente dépend de la production néo-zélandaise et américaine, et de la consommation chinoise.

C’est pour toutes ces raisons que mon métier sera très différent de celui de mon père.

Je fais partie d’une nouvelle génération d’agriculteurs qui prend conscience des erreurs du passé, que notre métier n’est plus d’avoir la mainmise sur notre environnement, mais de travailler en adéquation avec lui.

Les nouvelles technologies vont nous aider, on ne bannira jamais entièrement les produits phytosanitaires, mais on les utilisera mieux.

Nous serons bientôt 9 milliards sur terre et pas un hectare de plus pour produire notre nourriture. C’est un défi plus que passionnant que notre agriculture va réussir. Et je suis fier de faire partie de ces agriculteurs qui ont espoir en notre avenir.

Maxime Springinsfeld, 28 ans, Durmenach, Elsass Times n°17

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