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Prêtres étrangers en Alsace : qui sont-ils ?

Au cours du XIXème siècle, l’Alsace a envoyé en mission de nombreux prêtres à l’étranger. Après le temps de la première évangélisation est venu celui de la formation des prêtres des diocèses étrangers. Présents en Alsace au départ pour étudier, les prêtres étrangers se sont progressivement insérés dans le tissu pastoral diocésain, rendant bien des services.

Jusqu’à la fin des années 1980, il n’y avait guère de prêtres étrangers actifs dans le diocèse en dehors des aumôniers de la pastorale des Migrants. Puis sont venus des prêtres originaires de Pologne (une trentaine), d’autres d’Asie et d’Amérique Latine, et surtout des prêtres venus d’Afrique pour faire des études ou pour rester dans le diocèse. Ils sont plus de 65 à l’heure actuelle. Leur histoire est souvent directement liée à celle de l’Alsace.

L’Alsace au cœur de l’essor missionnaire

Au cours du XIX° siècle, en particulier sous l’impulsion de Mgr Raess qui a encouragé les congrégations missionnaires, l’Alsace a vécu un essor missionnaire remarquable. Un siècle plus tard, au Concile Vatican II, dix évêques missionnaires originaires d’Alsace étaient présents. Sept étaient en Afrique, un en Inde, un au Brésil et un en Papouasie. Ils ont contribué à la création d’un clergé autochtone. Des prêtres de ces nouveaux diocèses ont été envoyés à Strasbourg pour faire des spécialisations en théologie, en droit canon, en sciences de l’éducation, en philosophie… pour assumer à leur retour des responsabilités dans les séminaires, dans l’administration diocésaine ou dans la responsabilité de collèges…  Après le temps de la première évangélisation, venait le temps de la consolidation des jeunes Églises, et ces dernières avaient besoin de prêtres formés.

Les prêtres étudiants en Alsace

Lorsque les premiers prêtres étudiants sont venus, c’était, pour le diocèse de Strasbourg, comme la continuité du travail entrepris par les missionnaires. Leur nombre va se stabiliser autour de 50 au début des années 2000. Priorité était donnée aux études, mais ces prêtres se sont aussi progressivement insérés dans le tissu pastoral diocésain rendant bien des services là où ils étaient envoyés. Au fur et à mesure de l’avancée du réaménagement pastoral, la présence des prêtres étudiants devenait aussi une aide réelle pour notre diocèse. C’est comme un merci dit par l’Afrique et par d’autres continents aux missionnaires venus d’Alsace.

Une communion renouvelée entre les Églises

De plus, à partir de l’encyclique Fidei Donum (1957), des prêtres du diocèse de Strasbourg sont également partis en mission à l’étranger, marquant ainsi la solidarité entre les Églises. Aujourd’hui ce sont des prêtres venus de ces Églises qui ont le statut de Fidei Donum chez nous. C’est une des manières de mettre en œuvre ce que le Concile écrivait : « Le don spirituel que les prêtres ont reçu à l’ordination les prépare non pas à une mission limitée et restreinte, mais à une mission de salut d’ampleur universelle jusqu’aux extrémités de la terre (Ac 1,8) » (Vie et ministère des prêtres, & 10).

La plupart des prêtres étudiants retournent dans les diocèses qui les ont envoyés. D’autres prêtres viennent et restent dans notre diocèse. S’insérer dans une culture et une vie d’Église bien différente de celle qu’on a pu connaître reste un défi permanent. Des difficultés sont à surmonter mais cela ouvre aussi des possibilités pour un dynamisme nouveau dans le diocèse.

 

Qui sont-ils ?

Une partie des prêtres étrangers ont un statut similaire à celui des prêtres du diocèse. Ils reçoivent une nomination de l’archevêque et exercent leur mission dans le cadre d’un poste concordataire.

  • Certains sont au service des communautés de leurs pays dans le cadre du service diocésain de la pastorale des migrants ;
  • D’autres prêtres venus d’ailleurs sont engagés dans la pastorale diocésaine avec l’accord de leur congrégation religieuse, comme les pères péruviens au sanctuaire des Trois-Épis, ou les pères indiens en Alsace du Nord ;
  • Enfin, d’autres sont en Alsace au titre de Fidei Donum, explicitement ou de fait. Ils restent incardinés dans leur diocèse mais sont en service pour un temps plus ou moins long en Alsace. Actuellement, des prêtres de Pologne et d’Afrique sont dans ce cas.

Pour les prêtres étudiants, la situation est différente. Priorité est donnée aux études. Il y a deux grands statuts.

  • Ceux qui arrivent sont, sauf exception, entièrement à la charge du diocèse, en lien avec une paroisse ou un autre lieu d’Église. Le diocèse leur fournit une bourse d’études, des remboursements de frais et des intentions de messe ;
  • Ceux qui sont plus avancés dans leurs études peuvent organiser leur temps plus facilement et être nommés au service d’une paroisse, comme les autres prêtres d’Alsace, avec un cahier des charges adapté leur permettant de poursuivre des études. Ils ont une lettre de mission donnée par le vicaire épiscopal ou un vicaire général.

 

Quelques chiffres

  • 56 prêtres étudiants. Depuis dix ans, leur nombre a été multiplié par cinq.
  • 21 prêtres Fidei Donum. Depuis huit ans, leur nombre augmente doucement mais est appelé à se stabiliser.
  • Ils sont âgés de 33 à 60 ans. En moyenne, ils sont âgés de 45 ans.
  • Principaux pays d’origine : Bénin (4), Burkina Faso (3), Burundi (2), Cameroun (8), Madagascar (2), Nigeria (2), République Centre Africaine (5), République de Côte d’Ivoire (9), République du Congo (12), Rwanda (2), Togo (3).

 

Père Joseph Musser

 

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