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Homélie du 14 janvier 2019




LIRE LES LECTURES DU JOUR

Le prologue de l’Évangile de Marc ne compte que treize versets, après quoi nous plongeons dans la vie publique de Jésus, avec le passage que nous entendons proclamer dans la liturgie de ce jour.

Nous y voyons Jésus en pleine action : il part pour la Galilée, passe au bord du lac, appelle à sa suite Simon et André, puis Jacques et Jean. Il n’a décidément pas une minute à perdre ! Les futurs disciples semblent avoir perçu l’urgence puisqu’ils obéissent sans tarder à son appel :

 

 Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent .

 

Etonnant Rabbi qui n’invite pas ses disciples à s’asseoir posément pour recevoir ses enseignements, mais leur enjoint de se mettre en marche à sa suite.

Au fil des versets, l’Évangile prendra de plus en plus l’allure d’un exode impliquant un arrachement au monde ancien, et un choix résolu et exclusif pour la personne du Christ, nouveau Moïse qui seul peut nous introduire dans le Royaume de Dieu son Père. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Ce qui décide ces hommes à « laisser dans la barque leur père avec ses ouvriers », et les lance sur les routes de Galilée – et bientôt celles du monde – c’est l’annonce proclamée avec autorité par ce Jésus de Nazareth : « Les temps sont accomplis » ; le kairos, le moment opportun est advenu : “le Règne de Dieu” tant attendu s’est enfin approché ; il est même “tout proche”.

Ce n’est plus le moment d’hésiter : le jour de la décision s’est levé. Détournez-vous résolument du monde ancien et tournez-vous vers la nouveauté qui surgit au milieu de vous :

 

Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle.

 

Peut-être la raison principale de notre difficulté à entrer dans une véritable vie de foi, réside-t-elle dans le fait que nous ne nous sommes pas vraiment convertis ; que nous gardons la maîtrise de notre vie, de sorte que l’appel du Christ et ses implications concrètes ne viennent qu’en second, comme le « complément religieux » d’une existence toute humaine. Alors que si nous acceptons de passer par la porte étroite de la dépendance volontairement choisie, dans la conscience de notre précarité naturelle et de notre malice spirituelle ; si nous acceptons d’être radicalement pauvres devant le Seigneur, et si nous mettons toute notre espérance exclusivement en lui, alors le « Règne de Dieu » fera irruption dans nos vies, et nous constaterons avec émerveillement que le monde ancien s’en est allé : un monde nouveau est là !

 

Père, “dans les derniers temps, dans ces jours où nous sommes, tu nous a parlé par ton Fils, reflet resplendissant de la gloire du Père, expression parfaite de son être” (1ère lecture).

Ne permets pas que nos cœurs restent sourds à l’appel que tu nous adresses par lui. Jésus, que ta Parole déchire le voile ténébreux de nos habitudes, de nos compromissions, de nos peurs.

Réveille-nous de notre léthargie spirituelle, arrache-nous à nos inerties, que nous puissions connaître la joie d’être vraiment tes disciples, d’entrer dans la liberté des enfants de Dieu et dans la joyeuse dépendance de l’Esprit. Tu pourras alors faire de nous des “pêcheurs d’hommes”, des serviteurs de la Bonne Nouvelle : “Le Règne de Dieu est tout proche”.

Oui il est au milieu de nous en Jésus le Christ Notre-Seigneur, à qui soit la gloire avec le Père et dans l’Esprit, pour les siècles des siècles.

Abbé Philippe LINK

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