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Homélie du 3 janvier 2019



LIRE LES LECTURES DU JOUR

 

Le prophète n’est pas d’abord chargé d’annoncer des événements à venir ; mais de dévoiler l’action de Dieu au cœur des situations contemporaines. Son charisme propre lui permet de « voir » à la lumière de l’Esprit, ce qui n’est pas sensible et demeure dès lors invisible aux yeux de chair.

 

Jean « voit Jésus venir vers lui ». Selon les apparences sensibles, il reconnaît son cousin ; mais l’illumination spirituelle dont il jouit intérieurement, lui révèle la véritable identité de celui qui s’approche. Par deux fois, le Précurseur insiste : « Je ne le connaissais pas » ; sous-entendu : « Je croyais le connaître, mais j’ignorais sa véritable identité. Je le prenais pour le fils de la cousine de ma mère, et je découvre en cet instant, à la lumière de l’Esprit, qu’il est en réalité le Christ, le Messie. Aussi je le déclare : “Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde” ».

 

La formulation demeure énigmatique : que veut dire l’expression « Agneau de Dieu » ? L’agneau désigne sans aucun doute l’animal offert en sacrifice au jour de Pâque. Mais l’agneau pascal dont le sang devait éloigner l’Ange exterminateur (Ex 12, 23) était offert à Dieu. Or Jean désigne Jésus comme l’« Agneau de Dieu », c’est-à-dire offert par Dieu lui-même. De plus, l’agneau pascal n’enlevait pas le péché : il s’agissait d’un sacrifice de substitution par lequel Dieu acceptait de ne pas imputer à son peuple les péchés dont il s’était rendu coupable. Alors que Jésus est désigné comme celui « qui enlève le péché du monde » : non seulement la faute est effacée, mais la réconciliation offerte est universelle. « Jésus est apparu pour enlever les péchés – confirme Saint Jean dans la première lecture : tout homme – sans restriction ni exception – qui fonde sur lui une telle espérance, se rend pur comme lui-même est pur » (1ère lect.). Pour pouvoir intercéder en faveur des pécheurs, il faut en effet que notre « défenseur devant le Père soit Juste » (1 Jn 2, 1).

 

C’est donc au cœur du mystère de la Rédemption, que le Précurseur nous conduit en quelques mots. Le Père lui-même nous donne le véritable Agneau pascal, le seul qui puisse enlever le péché du monde : son propre Fils, « Jésus-Christ le Juste. Il est la victime offerte pour nos péchés ; et non seulement pour les nôtres, mais encore pour ceux du monde entier » (1 Jn 2, 1-2).

 

Père, “comme il est grand l’amour dont tu nous as comblés : tu as voulu que par le sacrifice de ton Fils unique, nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes” (1ère lect.). Ne permet pas que nous “luttions contre toi” en commettant à nouveau le péché dont Jésus nous a purifiés à si haut prix ; mais garde nous dans ta grâce, afin que “lorsque ton Fils paraîtra, nous soyons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est” (Ibid.). Telle est l’espérance que nous fondons en lui, Père, afin d’être rendus saints comme lui-même est saint dans l’unique Esprit.

Abbé Philippe LINK

 

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