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Laudato Si : la « conversion écologique », une démarche spirituelle incarnée

 

 

Dans le numéro de Carrefours d’Alsace de juin 2018, nous avions montré que la « conversion écologique » à laquelle nous appelle le pape François (LS 216 à 221) relevait de l’éthique de responsabilité. Elle s’avère également une démarche spirituelle, enracinée dans le quotidien.

La « conversion écologique » nous ouvre d’abord à l’action de grâce pour la Création « reconnue comme un don reçu de l’amour du Père » (LS 220) et « comme une réalité illuminée par l’amour » (LS 76). La Création est également un lieu privilégié de contemplation, « chaque créature reflétant quelque chose de Dieu et ayant un message à nous enseigner » (LS 221). Cela implique naturellement de consacrer du temps à cet effet : « la nature est pleine de mots d’amour, mais comment pourrons-nous les écouter au milieu du bruit constant, de la distraction permanente et anxieuse ou du culte de l’apparence ? » (LS 225). Ainsi sommes-nous questionnés sur la course à la productivité du travail, l’obsession tout au long de la journée de « gagner du temps », les agendas surchargés, la peur du silence, l’asservissement aux outils de communication etc.

Trouver Dieu en toutes choses

Notre pape François élargit cette démarche spirituelle de contemplation et d’action de grâce. Dans la droite ligne tracée par saint François d’Assise, il considère que l’intimité avec Celui qui nous a créés ouvre à « la conscience amoureuse de ne pas être déconnecté des autres créatures, de former avec les autres êtres de l’univers une belle communion universelle » (LS 220). Et dans la tradition jésuite, qui nous invite à « trouver Dieu en toute chose », le pape François martèle que la conversion écologique doit se traduire en actes, notamment « miser sur un autre style de vie » (LS 203 à 208), fondé sur la sobriété et l’intériorité.

Agir au quotidien

Trier ses déchets, en communion avec ces enfants qui trient de quoi se nourrir dans les immenses décharges des mégalopoles du Sud ; réparer les objets ou acheter d’occasion, prioriser les déplacements à pied, à vélo ou en transports collectifs, en communion avec les paysans pauvres du Sud victimes de la baisse des rendements agricoles liée au réchauffement climatique ; ne pas gaspiller la nourriture, en communion avec les millions d’êtres humains victimes de la faim, économiser l’eau en communion avec ceux privés d’eau potable ; économiser l’énergie en communion avec ceux qui sont acculés à couper le peu de végétation qui subsiste pour cuisiner ; éviter le piège mortel du « consumérisme obsessif et compulsif » (LS 203), en communion avec « les exclus qui sont la majeure partie de la planète » (LS 49).

Autant de « petites actions quotidiennes » que nous sommes invités à transformer en « actes d’amour exprimant notre dignité » (LS 211) et qui peuvent devenir l’expression d’une « fraternité sublime avec toute la Création » (LS 221) à laquelle Dieu nous appelle, plus particulièrement avec les pauvres qui sont les premières victimes de la catastrophe écologique (LS 48 à 52).

 

Philippe Girardin et Jacques Muller

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dernier commentaire

  • Loué soit tu Jésus-Christ, toi qui ne cesse de donner ta vie dans l’Esprit Saint, de nous inviter à la conversion et la transition Eucharistique…

    L’ecologie à toutes les sauces, ça peut devenir toxique pour la Foi, la Charité, l’Esperance ( vertus theologales) en oubliant que ce monde qui passe n’est pas notre demeure éternelle, mais le lieu et le temps d’une transformation vers une réalité inaugurée à Jérusalem au matin de Pâques il y a plus de 2000 ans.

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