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mardi 22 janvier 2019
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Frère Cyrille-Marie, dominicain au service des jeunes adultes

Mon ministère de prêtre et religieux dominicain depuis mon arrivée à Strasbourg en 2016 comprend deux missions principales : aumônier d’étudiants et aumônier scout. Je suis donc essentiellement au service de jeunes de 17 à 27 ans.

À ma grande surprise, dans ces deux ministères, une part très importante est consacrée à l’accompagnement spirituel de ces jeunes. En plus des activités collectives, la demande d’un accompagnement individuel est forte.

Pourquoi une telle demande ?

L’Église est la seule institution qui propose à ces jeunes un accompagnateur spirituel prêt à leur consacrer du temps, à les écouter, à les aider à grandir dans leur vie en toute liberté. La situation d’un prêtre, à la fois dans le monde et hors du monde, en fait une personne de confiance qui n’a pas d’intérêt propre dans cette rencontre. Ils ont aussi l’assurance que leur accompagnateur s’engage à les recevoir toujours avec bienveillance et à prier régulièrement pour eux.

De quoi parlent-ils ?

Sans surprise : des questions liées à leur âge. C’est l’âge des choix : orientation scolaire, universitaire, professionnelle ; vie affective ; pour certains d’entre eux, questions sur la vocation religieuse ou presbytérale. Mais la différence avec les personnes plus âgées que j’accompagne est aussi dans la façon d’appréhender ces choix. Beaucoup de jeunes ont une compréhension fausse de ce qu’est la vocation (au sens large de ce mot, pas nécessairement vocation à la vie consacrée). Ils imaginent que le Seigneur a pour eux tracé un chemin, unique voie possible de bonheur, et qu’il leur faut absolument trouver ce chemin sous peine d’être malheureux toute leur vie. C’est là une confusion entre la vocation et le destin – concept fort peu chrétien ! Souvent, ils sont alors en attente d’un signe (généralement imaginé comme les voix que Jeanne d’Arc entendit) qui leur indiquerait indubitablement la bonne route à suivre.

Mettre sa vie sous le regard de Dieu

Le rôle de l’accompagnateur est alors de les aider à quitter leur nuage incertain et à revenir sur terre. Car c’est dans les réalités les plus concrètes que Dieu est présent à leur côté. Les accompagner dans des choix, c’est les aider à répondre (sans jamais répondre à leur place) à quelques questions : qu’est-ce qui me rend heureux ? Dans quelles situations est-ce que j’utilise les potentialités que Dieu a mises en moi ? À quelles occasions ai-je reconnu que ma vie est utile au service de Dieu, de l’Église et du monde ? Pour quoi, ou pour qui, suis-je prêt à donner beaucoup ? La réponse n’est pas dans la spéculation, mais dans les expériences vécues et l’espérance de l’avenir. La prière et la vie sacramentelle (Eucharistie et confession régulières) garantissent que le jeune adulte a en lui l’Esprit de discernement qui l’autorise à poser des choix en toute liberté.

Au début d’un accompagnement, un jeune chrétien veut souvent mettre sa vie sous le regard de son accompagnateur. Celui-ci, peu à peu, lui fait comprendre que l’enjeu est, au contraire, de mettre sa vie sous son propre regard et sous le regard de Dieu.

 

Frère Cyrille-Marie, dominicain

 

 

 

 

 

 

 

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