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Homélie du 12 décembre 2018



LIRE LES LECTURES DU JOUR

 

 

Contrairement à ce que les préparatifs des fêtes de fin d’année nous suggèrent, le temps de l’Avent nous invite à pratiquer une ascèse du désir afin de nous recentrer sur l’essentiel : la venue du Roi des rois, du Seigneur des seigneurs, du Juge des vivants et des morts. Tous ces titres ne sont guère rassurants ; aussi est-il plus prudent d’adopter un « profil bas », car nous n’en mènerons pas large devant lui. Qui sait : si nous parvenons à l’émouvoir un peu, peut-être reviendra-t-il de sa grande colère et renoncera-t-il à nous punir pour nos fautes ?

 

Quelle n’est dès lors pas notre surprise d’entendre les paroles que Dieu nous adresse dans les liturgies quotidiennes ! Pas besoin de l’apitoyer : il ne peut réprimer sa compassion devant le triste état de notre humanité : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos ».

 

Le « repos » : voilà bien une parole « magique » ! Rien que de la prononcer, nous sentons déjà tout notre être se détendre ; « procurer le repos », c’est avoir le souci pour (pro-curare) celui qu’on aime, de lui offrir un lieu où il puisse se re-poser, c’est-à-dire se poser à nouveau, s’abandonner dans la sécurité de l’amour pour refaire ses forces, retrouver confiance, avant de reprendre sa route. Voilà l’image de l’Emmanuel, Dieu avec nous, que Jésus ne se lasse pas de suggérer à nos pauvres cœurs blessés, enfermés dans la peur.

 

Il est décidément difficile pour des aveugles d’évaluer objectivement leur situation ! Avouons que nous ne connaissons toujours pas Dieu. Malgré tous ses efforts, malgré la Révélation de son vrai visage en Jésus-Christ, malgré l’illumination de l’Esprit, nous persistons à l’enfermer dans nos a priori : ceux qu’énumère le mauvais serviteur, qui soupçonnait son Maître d’être dur, de moissonner là où il n’a pas semé, de ramasser là où il n’a pas répandu le grain (cf. Mt 25, 24). Aussi la première chose que fait le Seigneur en ce temps de « pénitence », c’est de déployer tous ses efforts pour nous rassurer : « A quoi donc pourrais-tu me comparer ? Lève les yeux et regarde : qui a créé tout cela ? J’appelle chacune des étoiles par leur nom et il n’en manque pas une ! Alors pourquoi dis-tu : “Dieu ne s’intéresse pas à moi, ma vie n’a guère d’importance à ses yeux !” J’ai créé le ciel et la terre pour toi ; bien plus : je t’ai livré mon Fils unique, et je ne prendrais pas souci de toi ? Certes, je ne veux pas m’imposer, mais si tu viens à moi, je ne te repousserai pas ; si du moins tu te présentes comme un disciple de mon Fils, accueillant sa Parole de vérité, et adoptant envers moi une attitude filiale. Si toi, pauvre pécheur désemparé, tu peux parfois faire preuve de bonté, combien plus moi, qui suis la source de tout Bien, te donnerai-je tout ce dont tu as besoin sur le chemin qui te conduit jusqu’à moi (cf. Mt 7, 11). N’oublie pas que tu vaux à toi tout seul, infiniment plus que toutes les étoiles du ciel, et que j’ai compté tous les cheveux de ta tête ! (cf. Mt 10, 30). »

 

Telle est la voix de l’Amour, dont la Source est dans le Père, et qui jaillit pour nous du « cœur doux et humble » de Jésus, en flots rafraîchissants de grâces et de consolations divines dans l’Esprit.

 

Je le crois Seigneur : tu es un Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère et plein d’amour ; tu n’agis pas envers moi selon mes fautes, mais tu pardonnes toutes mes offenses et me guéris de toute maladie ; tu réclames ma vie à la tombe et me couronnes d’amour et de tendresse. Aussi accorde-moi la grâce de bénir ton Saint Nom de tout mon être et de me souvenir sans cesse de tes bienfaits (cf. Ps 102) ; retrouvant un élan nouveau, je pourrai alors prendre mon essor comme les aigles, courir sans me lasser, et avancer sans me fatiguer, au devant de celui qui vient me rendre les forces et la santé (cf. 1ère lect.).

 

Abbé Philippe LINK

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