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Homélie du 7 décembre 2018



LIRE LES LECTURES DU JOUR

Dans l’évangile de ce jour, il est important de relever la manière dont Jésus s’adresse aux deux aveugles qui implorent sa pitié : « Croyez-vous que je peux faire cela ? » Jésus veut mettre à l’épreuve la foi de ces deux hommes sur sa capacité à réaliser ce qu’ils demandent. Et leur réponse affirmative, « oui, Seigneur », est d’autant plus significative qu’elle n’est plus dirigée vers celui qu’ils appelaient « fils de David » mais vers celui qu’ils ont reconnu comme « Seigneur ». Leur foi libère alors la puissance du Messie-Seigneur. Voilà pourquoi, lorsque Jésus leur touche les yeux dans un geste quasi sacramentel, il leur dit : « Que tout se passe pour vous selon votre foi ».

 

Suit alors cette recommandation ferme de Jésus : « Attention que personne ne le sache ! ». La divulgation d’une guérison peut en effet avoir deux effets contraires : conduire au « croire » ou au « savoir ». Dans le deuxième cas, c’est l’aspect sensible de la guérison qui retient toute l’attention et qui ne fait qu’engendrer la renommée et le prestige d’un messie guérisseur. On oublierait alors que le retour à la vue est lié à la foi.

 

Il importe peu à Jésus que des gens puissent savoir qu’il guérit, l’essentiel est qu’ils le croient. Cela apparaissait déjà dans la question que Jésus avait lancé aux deux aveugles. Il ne s’agissait pas pour eux de savoir si Jésus pouvait les guérir mais de croire s’il pouvait le faire.

 

Le « savoir » nous garde à distance de Jésus, le « croire », lui, nous engage dans un « oui Seigneur » qui exprime notre abandon entre ses mains.

 

Abbé Philippe LINK

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dernier commentaire

  • La demande des 2 aveugles est un cheminement extérieur et intérieur dans le sillage de Jésus.

    Et comme un Thérapeute du corps malade, un Guide de l’esprit égaré et un Berger du peuple de Dieu donnant sa Vie pour ses brebis, Jésus-Christ évalue la démarche, la demande et la finalité et de ceux qui le suivent.

    Dans cette approche commune (ils sont 2 aveugles) mais néanmoins personnelle, ils n’ont pas les mêmes yeux, ni le même état d’esprit, ni le même état d’âme, entre eux et envers Jésus-Christ. Lui dans Sa Grâce Divine peut sonder le mystère personnel et universel de l’humanité blessée.

    Croyez-vous que je le sais ?
    Ou
    Savez-vous que je le crois ?

    Croyez-vous que je prends pitié ? Ou
    Savez-vous que je peux vous guérir de votre cécité ?

    La re formulation de la demande produit ce que la Foi demande : ils ont été guéri de leur cécité corporelle. Mais la mise en garde de Jésus n’est écoutée, car en dépit de la guérison ils n’ont pas vu ce que Jésus révélait en ce jour : Sa Divine Miséricorde, bien plus que la vision approximative de celui sort de l’obscurité en retrouvant la lumière des hommes.

    La Maison où Jésus s’est arrêté pour prendre soin des 2 aveugles criants leur demande, était comme la Maison de David, celle d’un Roi attentif aux peines de son Peuple.

    La Maison où Jésus entreprend le dialogue avec les aveugles devenu des proches, est celle du Seigneur des juifs questionnés à la manière des rabbins cultivant la Foi en Dieu.

    La Maison où Jésus touche les yeux aveugles est celle de la Divine Miséricorde, donnant la Vie, le Chemin et la Vérité, les yeux pour voir, la vision pour s’approcher et la contemplation pour aimer.

    L’émerveillement des aveugles les conduits à répandre la Bonne Nouvelle à leur façon, en oubliant que le mystère Divin ne se révèle pas “comme un feu de paille”, mais au terme d’une rencontre selon les modalités et les possibilités infinies de l’Amour Divin selon Jésus-Christ

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