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Homélie du 4 décembre 2018



LIRE LES LECTURES DU JOUR

Le temps de l’Avent est un temps de joie : l’Evangile de ce jour nous le confirme. Joie sobre ; joie contenue, mais joie profonde de l’Esprit ; joie que nul ne pourra nous ravir puisqu’elle vient de Dieu et trouve en lui sa raison d’être. Le motif de cette joie n’est autre que la révélation que Dieu nous fait de lui-même en son Fils Jésus-Christ. Certes l’intelligence de l’homme peut s’élever à partir des créatures jusqu’à leur Créateur : « Dieu lui-même nous a montré clairement ce qu’on peut connaître de lui. Depuis la création du monde, les hommes, avec leur intelligence, peuvent voir, à travers les œuvres de Dieu, ce qui est invisible : sa puissance éternelle et sa divinité » (Rm 1, 19-20).

 

Mais nous ne pouvions en aucune manière nous représenter Dieu, sous peine d’idolâtrie ; et nous n’avions aucune idée de son dessein sur la création, et en particulier de son projet sur nous les hommes. Quelle fin nous réservait-il ? Le péché constituait-il une rupture définitive ? Y avait-il une espérance de réconciliation ? Toutes ces questions demeuraient sans réponse et étaient une source d’angoisse pour les hommes soucieux de leur destinée éternelle.

 

Et voilà qu’en Jésus-Christ, le Verbe fait chair, Dieu met fin à cette longue attente et vient donner à nos interrogations une réponse qui dépasse nos espoirs les plus audacieux. Le Père a tout confié à son Fils qu’il a chargé de le faire connaître et de nous révéler son dessein de miséricorde. Heureux les yeux qui le contemplent, car qui l’a vu a vu le Père (cf. Jn 14, 9) ; qui l’écoute, entend les Paroles de la vie éternelle (cf. Jn 6, 68).

 

Cette justice de Dieu, donnée par la foi en Jésus-Christ, elle est pour tous ceux qui croient.

 

En Jésus nous est révélé « ce que personne n’avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, ce que le cœur de l’homme n’avait pas imaginé, ce qui avait été préparé pour ceux qui aiment Dieu » (1 Co 2, 9). Le Père a donné à son Fils d’accomplir toute justice (Mt 3, 15) afin qu’elle fleurisse sur notre terre et que règne la paix jusqu’à la fin des lunes (cf. Ps 71). » Cette justice de Dieu, donnée par la foi en Jésus-Christ, elle est pour tous ceux qui croient. En effet, il n’y a pas de différence : tous les hommes sont pécheurs et sont privés de la gloire de Dieu, lui qui leur donne d’être des justes par sa seule grâce, en vertu de la Rédemption accomplie dans le Christ Jésus. Car Dieu a exposé le Christ sur la croix afin que, par l’offrande de son Sang, il soit le pardon pour ceux qui croient en lui. Ainsi Dieu voulait manifester sa justice : lui qui, au temps de la patience, effaçait déjà les péchés d’autrefois, il voulait manifester, au temps présent, ce qu’est sa justice qui sauve. Telle est sa manière d’être juste et de rendre juste celui qui met sa foi en Jésus » (Rm 2, 22-26).

 

Tous les hommes sont appelés à la réconciliation ; tous sont appelés à la vie filiale dans l’Esprit ; mais seuls les « tout-petits », c’est-à-dire ceux qui humblement reconnaissent qu’ils « sont dominés par le péché » (Rm 2, 11) et qui crient de tout leur cœur vers Dieu pour qu’il les sauve, seuls ces « anawim » – ces pauvres – « exulteront de joie sous l’action de l’Esprit Saint » et proclameront avec Jésus la louange du Père.

 

Voilà pourquoi le temps de l’Avent, tout en étant un temps de joie pour la venue du Sauveur, est aussi un temps d’intériorisation et de pénitence ; car nous serons comblés par la grâce dans la mesure même où nous nous livrons à la miséricorde en reconnaissant nos fautes. Puissions-nous nous laisser convaincre de péché par l’Esprit et nous livrer à la tendresse du Père manifestée en son Fils bien-aimé afin que « la connaissance du Seigneur remplisse nos cœurs comme les eaux recouvrent le fond de la mer » (1ère lect.).

 

Seigneur, toi qui “délivres le pauvre qui appelle et sauves la vie du malheureux sans recours” (Ps 71), prends pitié de notre aveuglement. Fais-nous découvrir la laideur du péché à la lumière de ta miséricorde, afin que séduits par ta bonté, nous puissions nous repentir de nos œuvres mauvaises et nous préparer à t’accueillir par une sincère conversion.

 

Abbé Philippe LINK

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