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AccueilDossiersDécembre 2018Louis-Patrick Ernst : un coup de foudre pour l’orgue

Louis-Patrick Ernst : un coup de foudre pour l’orgue

Louis-Patrick Ernst est organiste à la collégiale Saint-Martin de Colmar, professeur agrégé d’éducation musicale, et membre de la commission des orgues du diocèse de Strasbourg. Il nous raconte son coup de foudre pour l’orgue.

 

Carrefours d’Alsace : Comment êtes-vous devenu organiste, pourquoi avoir fait ce choix ?

Louis-Patrick Ernst : J’ai eu le coup de foudre à 14 ans pour l’instrument “orgue“, alors que je végétais au piano. C’était le Schwenkedel de Marienthal, je l’ai pris en pleine figure. Il faut dire qu’en 1962, il s’agissait de sonorités complètement nouvelles, par rapport au son étranglé des instruments médiocres d’après-guerre…La possibilité de déchaîner tout ceci à soi tout seul a de quoi séduire un ado ! Plus tard, j’ai davantage apprécié l’aspect “caméléon” de l’instrument, la fabrication de timbres inouïs.

 

C.A. : Comme professeur d’éducation musicale, comment abordez-vous l’orgue avec vos élèves ?

LPE : Un aspect séduisant de l’instrument est son côté “merveilleuse machine”. Mon expérience de professeur d’éducation musicale en collège, puis lycée, m’a appris que c’est par ce biais qu’il faut l’aborder. Commencez par “Écoutez comme c’est majestueux ! “, et c’est l’échec assuré. Il faut démarrer par l’aspect technique, qui le distingue des autres instruments. L’émerveillement installé, on fera ensuite passer ce qu’on veut. Si l’orgue apparaît parmi les instruments comme un monstre, ce n’est pas seulement par la taille gigantesque qu’il atteint parfois.

 

C.A. : Quels sont les possibles au niveau de l’expression de cet instrument ?

LPE : Le “degré de liberté” pour l’orgue est illimité pour la hauteur, la polyphonie, l’intensité et les timbres, mais nul pour les nuances. Il n’y a aucune expression possible au niveau de la touche : pas de glissando. On doit être musical en manipulant des robinets ! Et pourtant, Jean-Sébastien Bach a aimé cette étrange machine à musique…

Propos recueillis par Véronique Itty

 

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