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AccueilDossiersDécembre 2018Rencontre avec Sylvie Lander, créatrice de vitraux

Rencontre avec Sylvie Lander, créatrice de vitraux

À la suite de l’incendie qui a détruit l’église Saint-Denis de Gerstheim en 2011, un projet de reconstruction est rapidement décidé par la commune. Le programme n’oublie cependant pas d’y intégrer une touche contemporaine qui sera donnée par la création de vitraux. Un défi que va relever Sylvie Lander.

Le visiteur ne peut être que saisi par la lumière qui enveloppe ce lieu grâce aux 29 baies lumineuses créées par l’artiste au terme d’un travail de 9 mois. Qui mieux qu’elle pouvait répondre à la volonté de ceux qui pilotaient ce projet ? « Après cette destruction par les flammes, ils voulaient de la lumière pour symboliser la renaissance de cet édifice et parler de Résurrection ». Une véritable aventure artistique pour Sylvie Lander, invitée à peindre la Résurrection, et qui n’avait jamais encore réalisé de vitraux. Aidée d’un maître verrier, elle va mettre son talent et son art au service de la communauté paroissiale à travers un travail technique original.

 

Une quête spirituelle sur les traces de Grünewald

« Dans toutes mes créations, je fais un travail sur la couleur. Je mène depuis des années une quête spirituelle autour de la recherche sur la lumière. C’est une quête de l’éblouissement et de la vie ». À travers sa recherche personnelle, Sylvie Lander va se lancer dans la création d’un programme iconographique pour accompagner la liturgie et créer un écrin de lumière pour cette église. Rapidement, une idée s’impose en lien avec le retable d’Issenheim qu’elle a découvert pour la première fois alors qu’elle n’avait que sept ans. L’œuvre de Grünewald qui, depuis, ne cesse de l’accompagner dans sa recherche artistique. C’est à cette création majeure qu’elle décide d’emprunter les éléments figuratifs, traités en noir et blanc, des 10 verrières situées sur les bas-côtés de la nef.  Un chemin spirituel qui revisite, côté nord, la Vierge et l’ange de l’Annonciation, le concert des anges, la Vierge couronnée et la Nativité. Au sud, c’est saint Jean qui soutient la Vierge, Marie-Madeleine, la Crucifixion, le Livre ouvert. À cela s’ajoutent, dans un subtil jeu de superposition de plaques de verre à l’intérieur même du vitrail, des bulles colorées « dans lesquelles on peut mettre ses doléances et qui s’échappent vers le ciel ».

 

Entre terre et ciel

Le ciel justement ! Toutes ces bulles se retrouvent dans les fenêtres hautes de la nef offrant une symphonie de lumière aux tons rouge, bleu et or. Les trois lancettes du chœur, traditionnellement espace de gloire, retrouvent une symbolique résurrectionnelle à travers une mandorle (cercle de lumière) inspirée ici encore de Grünewald, aux tons orangés et bleus. Du côté du soleil couchant c’est une pluie de pétales de roses rouges et violettes qui tombent ou qui montent en cascade, entre le quadrilobe et les deux fenêtres symbolisant la Passion.

« Je suis heureuse de savoir que cette réalisation me survivra », nous confie Sylvie Lander à la fin de notre rencontre. N’y voyez aucune forfanterie de sa part, mais la conviction intime de léguer quelque chose de sa quête et le témoignage de foi de l’Eglise d’aujourd’hui aux générations à venir.

 

Hervé Jégou

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