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AccueilDossiersDécembre 2018Écrire des icônes : un chemin vers Dieu

Écrire des icônes : un chemin vers Dieu

Sœur Ikuko est japonaise et moniale consacrée au sein des fraternités monastiques de Jérusalem. Elle a découvert l’iconographie à l’occasion de son noviciat. Depuis, elle ne cesse d’approfondir l’art d’écrire les icônes et s’attache à le transmettre à travers l’organisation d’ateliers.

Sœur Ikuko définit l’iconographie comme une forme d’expression de la foi chrétienne, à travers des images sacrées. Ses ateliers débutent toujours par une prière, pour laisser place au silence. « Travailler en silence permet véritablement d’écouter la voix de Dieu, à travers son Esprit-Saint. Écrire une icône constitue un moment privilégié pour Le rencontrer », explique sœur Ikuko. L’objectif pour les stagiaires : parvenir à se détacher de la technique pour se laisser inspirer par l’Esprit.

Après la crise iconoclaste (VIIIe – IXe siècles) qui refusait toute représentation du Christ, l’art de l’icône sera définitivement légitimé tel que défini par les écrits de saint Jean Damascène. Puisque Dieu s’est fait homme en la personne de Jésus-Christ, alors on admet l’idée de pouvoir Le représenter à travers des images sacrées. Née à Byzance, l’iconographie s’est ensuite développée, notamment en Russie, avec la figure d’Andreï Roublev.

Je laisse guider ma main, et j’essaie de traduire ce que Dieu veut me dire

L’icône doit dire la beauté de Dieu, en respectant un certain nombre de règles. « C’est très codifié », précise sœur Ikuko. Ainsi, l’iconographe doit toujours travailler en transparence, en allant « des ténèbres vers la lumière ». Les planches de bois utilisées sont préalablement recouvertes de douze fines couches d’un enduit, constitué de blanc de Meudon et de colle de peau de lapin. Le fond de l’icône est ensuite recouvert de feuilles d’or, pour pouvoir accueillir la représentation des personnages. Les couleurs, elles aussi, ont leur signification. Ainsi, le rouge est la couleur du divin, tandis que le bleu-vert représente l’humanité. La peinture est réalisée à partir de pigments naturels, fixés grâce à un mélange constitué de jaune d’œuf, d’eau et de vinaigre.

Les stagiaires travaillent à partir de modèles datant du XIIème siècle, qu’ils dessinent en les mémorisant. Sœur Ikuko compare cette étape à la Lectio Divina, qui, pratiquée quotidiennement, permet d’imprimer des textes de l’Écriture Sainte dans notre mémoire. De même, l’observation répétée des icônes permet de les dessiner sans les recopier. Un exercice difficile pour les stagiaires. « Je laisse guider ma main, et j’essaie de traduire ce que Dieu veut me dire », confie Lydie, participante de l’atelier. Un travail de longue haleine, qui se conclut par une prière d’action de grâce, une fois l’icône achevée.

Agnès Hernandez

 

Pour plus d’informations : 03 88 21 09 36 – iconographie.strasbourg@fraternites-jerusalem.org

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