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Homélie du 26 novembre 2018



LIRE LES LECTURES DU JOUR

 

Jésus vient de fustiger l’hypocrisie des scribes et pharisiens « qui dévorent les biens des veuves, et affectent de faire de longues prières (Lc 20,46-47) ». Et voilà que levant les yeux, « il voit les gens riches … et aussi une veuve misérable » : le « aussi » souligne combien cette pauvre femme tranche au milieu des gens « biens » qui déposent avec ostentation leur offrande dans le tronc du trésor.

 

Un abîme sépare cette veuve de ceux qui l’entourent : abîme social, culturel, voire même religieux ; car leur geste respectif trahit une tout autre conception de Dieu : d’un côté un Dieu dont il faut acheter les bonnes grâces, sans trop se dépouiller ; de l’autre un Dieu qui prend soin des petits, et à qui ceux-ci font totalement confiance.

 

On comprend que le Seigneur soit ému par l’attitude de cette pauvre femme, qui n’a pas « pris sur son superflu » comme tous les autres, mais « sur son indigence : elle a donné tout ce qu’elle avait pour vivre ». Connaît-elle seulement le Rabbi qui enseignait dans le Temple au moment où elle y est entrée ? Rien ne permet de l’affirmer ; et pourtant elle fait partie du groupe des véritables disciples, elle qui anticipe ce que Notre Seigneur s’apprête à faire : livrer sa vie dans un don sans retour. On comprend que Jésus cite le comportement de cette pauvre veuve en exemple pour toutes les générations futures. Heureux sommes-nous si tout en rendant à César ce qui lui revient, nous osons offrir à Dieu le tout de notre vie.

 

Seigneur, sois vainqueur de la peur de manquer qui m’empêchent de voir les besoins de ceux qui m’entourent et d’entendre ta voix m’invitant au partage. Donne-moi la liberté d’aimer non seulement en parole ou en sentiment, mais en actes concrets : donnant à chacun ce dont il a besoin, avec générosité, sans compter et sans arrière pensée.

 

Abbé Philippe LINK

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  • Jésus voit le don le plus petit et le don le plus grand, non pas selon la mesure des marchands, qui est la quantité de la transaction, mais selon l’amour divin qui est qualité de relation. Jésus vraiment Humain et vraiment Divin nous redonne la vraie mesure de l’Amour qui ne méprise personne, ni les riches, ni les pauvres, ni les moyens d’échange pour partager les biens matériels.

    Mais dans le temple de Jérusalem, il change la nature du don et de l’offrande agréable à Dieu : Sa Vie donnée à tous, libératrice de toutes nos incapacités humaines pour aimer comme il nous a aimé.

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