Contact





OuiNon

m
Connectez avec:
jeudi 15 novembre 2018
Se connecter    /S'inscrire    /
  • Pas de produits dans le panier

Homélie du 8 novembre 2018



LIRE LES LECTURES DU JOUR

 

Pour Jésus la conversion ce n’est pas un homme ou une femme qui, de son initiative multiplie efforts, ascèses et pénitences pour changer sa vie, pour la détordre, la redresser, la ramener vers Dieu.

 

La conversion, c’est une brebis complètement égarée au fond d’un ravin couverte de boue et blessée de toutes parts qui voit s’approcher son berger. Une brebis qui découvre l’amour de son Berger qui a tout laissé, qui a tout risqué,  pour la retrouver comme si elle était son unique brebis au monde.

 

La conversion c’est cette brebis qui se laisse approcher, qui se laisse rencontrer, qui se laisse prendre sur les épaules du berger et qui, à la maison, consent à être fêtée alors qu’elle s’attendait à être battue.

 

Découvrir l’Amour fou du Berger, se laisser approcher, se laisser porter et consentir à être fêté… C’est comme cela que naît une conversion ! La fatigue n’est pas d’abord celle du converti, elle est celle de Dieu. Si nous savions combien Dieu se « fatigue » pour aller nous chercher et nous offrir son amour.

 

Cette « fatigue » divine traverse tous les temps, toutes les générations. Dieu est sans cesse en marche dans les déserts du monde pour chercher chaque brebis perdue.

 

Il est même dans les églises ! Parce que s’il y a la brebis perdue au loin dans les déserts, il y a aussi la drachme perdue dans la maison, c’est-à-dire chacun de nous qui certes sommes dans la maison mais qui avons tant besoin de nous convertir.

 

La vie de sainteté appelle à une continuelle conversion, parce que la vie chrétienne elle-même l’exige.

 

Combien là aussi Dieu se fatigue pour nous chercher…

 

L’Évangile nous parle des trois gestes de Dieu dans sa maison : le Seigneur allume une lampe ; il balaie la maison ; il cherche avec soin jusqu’à ce qu’il nous retrouve… Tout cela pour une drachme ?

 

Est-ce que Dieu se fatigue pour un sou ou pour une seule brebis ? Oui ! Dieu se fatigue et se livre pour chacun de nous.

 

« Mon Père, s’il est possible, que passe loin de moi cette coupe ! Cependant, non comme moi je veux, mais comme tu veux » (Mt 26,39). Alors Jésus entra en agonie ; il priait plus intensément ; Sa sueur devint comme des caillots de sang descendant sur la terre (Lc 22,44).

 

C’est ce qu’il en coûte à Dieu pour venir chercher et sauver ce qui était perdu (Lc 19,10) Oui mes brebis je les retirerai de tous les lieux où elles furent dispersées, aux jours de nuées et de ténèbres. Je chercherai celle qui est perdue, je ramènerai celle qui est égarée, je panserai celle qui est blessée, je fortifierai celle qui est malade (Éz 34, 12..16)

 

Et cela aux prix des épines d’une couronne d’insultes, au prix de la route d’une humiliation à l’autre au prix du rejet de la malédiction, de la haine… au prix de la croix et au prix de la descente dans tous les enfers…

 

C’est cela le travail de Dieu. Travail d’accouchement de créatures nouvelles, de créatures converties, c’est-à-dire d’hommes et de femmes qui se retournent vers l’Amour, dans la conversion du cœur ; d’homme et de femmes transformées de l’intérieur.

 

À quoi les reconnaît-on ? À ce que eux aussi ils se mettent à la recherche des brebis et des drachmes perdues.

 

Abbé Philippe LINK

(Visited 265 times, 1 visits today)

Etiquettes

Partager

Aucun commentaire

Laisser un commentaire.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.