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Santé : quelle aumônerie pour demain ?

 

 

La sollicitude de l’Église envers les personnes malades et ceux qui souffrent remonte à ses origines. Grâce au développement des soins hospitaliers par la société civile, cette prise en charge a évolué et doit constamment s’adapter.

 

Les aumôneries hospitalières sont devenues prioritairement des lieux d’accompagnement des personnes hospitalisées et de leurs familles et, pour les croyants, un service leur permettant de pratiquer leur foi par la réception des sacrements, par un temps de prière, par un échange spirituel…

 

Une présence inscrite dans la loi

La loi de 1905 dispose dans l’article 1 que : « la République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes ». La présence des aumôneries traduit donc l’obligation pour l’État de garantir la liberté religieuse. Ainsi, depuis cette loi sur la laïcité, l’aumônerie d’hôpital est un service d’Église au sein de l’institution hospitalière.

 

S’adapter aux nouvelles conditions d’hospitalisation

Si l’aumônerie a toute sa place à l’hôpital, les nouvelles modalités d’hospitalisation viennent questionner sa présence auprès des personnes éprouvées par la maladie. En effet, l’orientation des conditions d’hospitalisation tend à des séjours de plus en plus courts. Or, pour des patients atteints des maladies graves ou chroniques, nécessitant des hospitalisations répétées, l’accompagnement est capital. Les conditions d’hospitalisation actuelles ne favorisant pas « la prise en charge globale de la personne », les professionnels de la santé s’impliquent dans des réseaux de santé qui visent l’accompagnement. Ainsi, les réseaux de soins palliatifs permettent à leurs patients de vivre chez eux dans des conditions empreintes d’humanité, grâce à la coordination des médecins, infirmiers, assistants sociaux, psychologues, associations de bénévoles.

 

Ce service est une présence qui ne relève pas des soins, mais qui « prend soin » d’entendre la question du mal à travers la maladie, mais aussi la question du sens qui, pour certains, se cristallise dans le religieux.

 

Cette réalité interpelle l’aumônerie hospitalière sur la manière dont elle peut continuer à accompagner fraternellement ces personnes. Ce service est une présence qui ne relève pas des soins, mais qui « prend soin » d’entendre la question du mal à travers la maladie, mais aussi la question du sens qui, pour certains, se cristallise dans le religieux.

 

Trouver de nouvelles modalités de partenariat

La pastorale de la santé a nommé une commission chargée de réfléchir aux modalités de partenariat avec des réseaux de soins afin de répondre à la demande d’accompagnement spirituel et/ou religieux des patients hospitalisés à domicile. Certes, le Service évangélique des malades (SEM) est déjà un service de proximité sensible aux situations qui génèrent de l’isolement et de l’anxiété. Mais ce service étant organisé en fonction des réalités locales paroissiales, se pose la question des patients « éloignés » de la pratique religieuse.

Un nouveau visage de l’aumônerie se dessine, mais pour qu’il advienne, un défi de coordination entre les différents services est indispensable. Cette coordination facilitera une présence fraternelle attendue par les personnes dont la foi ou la quête de sens sont mis à mal par l’épreuve de la maladie.

 

Sœur Beny,
aumônier à l’Hôpital Émile Muller de Mulhouse

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