dimanche 16 juin 2019
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Être chrétien aujourd’hui : les jeunes pros s’expriment

Aujourd’hui, il n’est parfois pas facile pour les jeunes adultes de concilier leur foi avec leur vie professionnelle. Laëtitia, Florent et Adrien racontent.

 

Foi et travail

J’ai fait mes études à Strasbourg et je travaille dans l’enseignement depuis deux ans en Alsace. J’essaie de vivre ma foi au quotidien dans ma vie personnelle et professionnelle. Ma foi se fonde sur la résurrection de Jésus, fils de Dieu. Croire en la vie éternelle m’a permis plusieurs fois de prendre du recul sur ma vie professionnelle. J’adhère à la vision de l’Église sur le travail et j’ai la chance d’avoir trouvé un métier qui contribue à mon épanouissement et, j’ose le croire, à l’ensemble de la société.

Cependant, j’ai mis du temps à trouver ce qui me correspondait. De plus, vivre ma foi dans des univers compétitifs a été parfois compliqué. Mais ce n’est pas cela qui m’a poussé pour autant vers le service public, car je suis convaincue qu’il est possible de construire sa carrière en s’appuyant sur les valeurs chrétiennes. Toutefois je pense qu’il ne faut pas être naïf et que cela est plus aisé dans certains secteurs que dans d’autres. Les œuvres caritatives de l’Église sont, pour moi, un beau témoignage de la Bonne Nouvelle. Le pape François essaie de lui donner un nouveau souffle et d’aller de l’avant. J’espère que l’Église sera ensuite moins perçue comme un lieu de pouvoir.

Je vais à la messe le dimanche, mais je ne participe pas à la vie de la paroisse. J’étais impliquée dans une aumônerie et j’étais engagée dans le scoutisme, jusqu’à ce que je commence à travailler. Avec le rythme de la vie professionnelle, je me suis concentrée sur ma carrière et je suis donc devenue une « consommatrice ».

Laëtitia, jeune pro en Alsace

 

 

Une foi qui m’engage

Responsable de projets Telecom en Afrique de l’Ouest, je suis engagé bénévolement au sein de Caritas Alsace. Je suis responsable de camps de vacances en République Démocratique du Congo, financés par la Caritas et en lien avec les Sœurs de la Croix de Strasbourg. D’où me viennent mes racines catholiques ?

Il y a d’abord un grand-père pratiquant, trop vite parti, d’une bienveillante attention permanente pour l’autre. Un grand-père qui laisse en héritage la doctrine sociale de l’Église.

Il y a ensuite une foi qui se construit, souvent avec labeur, et s’enrichit des expériences de la vie. Cette foi grandit dans le temps ordinaire ou de rassemblements de jeunes.

Une foi fragile, faite de mille questions, de doutes mais que l’engagement enracine. Il m’arrive souvent de me demander si je crois vraiment. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Comme beaucoup, je doute de ne pas tout comprendre, de ne pas tout savoir mais j’avance.

Une foi qui apporte la joie, celle de vivre l’Évangile, celle de la mission, celle du service. Et c’est dans la joie du service que je me retrouve le plus, comme dans ces camps de vacances à Kinshasa avec Caritas Alsace. J’ai ressenti là-bas une immense joie.

Une foi qui s’assume, sans doute de mieux en mieux en grandissant et avec la satisfaction d’avoir un pape qui entend ses fidèles, qui entend la réalité et les enjeux de notre monde.

Ils sont nombreux les chantiers qui attendent notre génération : migrations, écologie, famille, travail. Parfois, j’ai peur que nous ne soyons pas à la hauteur, que nous ne trouvions pas le bon chemin et puis je me rappelle ce message, « aie confiance ».

Adrien Lerosey, 29 ans

 

 

L’Église doit évoluer avec son temps

Je suis technicien en aménagement de rivières dans le Haut-Rhin, un métier concret qui donne un sens à ma vie. Je me sens au service de mon prochain et j’essaye de protéger la Création. Issu d’une famille pratiquante, j’ai toujours été proche de l’Église que ce soit en tant qu’enfant de chœur, choriste dans ma paroisse, participant à des rassemblements de jeunes ou engagé en pastorale des jeunes.

Mes débuts dans la vie active m’ont contraint à arrêter la plupart de ces engagements. Le Christ représente pour moi l’amour, la fraternité et l’accueil de l’autre. Être un chrétien aujourd’hui n’est pourtant pas toujours facile. La pensée de l’aile conservatrice de l’Église, bien que minoritaire à mes yeux, est surtout celle qui est relayée par les médias. On met tout le monde dans le même sac, ce qui agace à force. On n’a plus envie de dire qu’on est chrétien sous peine de se voir catégoriser trop vite.

Il faut réveiller les consciences et changer l’image de l’Église, la rajeunir. Ne nous voilons pas la face, nos églises se vident et nos prêtres sont de moins en moins nombreux. Peut-être faudrait-il stopper les querelles de clochers, se rapprocher les uns des autres et repenser la fraternité. Peut-être que l’on n’aura pas une messe tous les dimanches mais entre-temps réfléchissons à comment se rapprocher de l’autre, former une communauté, comme les premiers apôtres de Jésus.

L’Église a besoin de réformes profondes, de se rapprocher de sa vocation originelle. En cela, je porte beaucoup d’espoir dans le pape François. Un pape simple, proche des gens, soucieux de la jeunesse, pas un homme d’ambition comme on en trouve beaucoup dans l’Église.

Florent, 26 ans, Alsacien

 

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