Se connecter    /S'inscrire    /
AccueilÉgliseQuand des jeunes se confient sur la foi, l’Église, le pape, la société, …

Quand des jeunes se confient sur la foi, l’Église, le pape, la société, …

 

Lucie, Philippine et Marie prennent la parole pour s’adresser aux jeunes catholiques de leur génération. Extraits de leur message.

 

Osez prendre votre place

Pour moi, la foi est une chose très personnelle mais que l’on partage avec les autres. J’arrive à prier à certains moments le soir ou dans les transports en commun. J’aime partager cette foi lors des réunions de la commission jeune de ma zone pastorale ou avec les scouts. Nous la faisons vivre en tentant de toucher d’autres jeunes, en témoignant de ce bonheur de faire des choses ensemble. Pour moi, Jésus est un exemple de don de soi, c’est un messager de l’espoir. Toutefois, j’éprouve des difficultés avec certains passages dans la Bible, car il peut avoir des paroles dures ; je ne comprends pas….

 

Les jeunes attendent plus de nouveautés sur des sujets comme la place de la femme dans l’Église, l’homosexualité, etc….

 

L’Église est en constant changement pour s’adapter aux jeunes mais à mon avis pas assez rapidement. Les jeunes attendent plus de nouveautés sur des sujets comme la place de la femme dans l’Église, l’homosexualité, etc…. Ces sujets actuels de société touchent les jeunes de plus de plus !

Un prêtre m’a un jour dit : « On n’est pas chrétiens tous seuls ». Alors les jeunes, osez prendre votre place sans avoir honte ou peur d’exprimer votre foi et vos croyances. Assumez vos choix. Pour certains, ne restez pas bloqués sur des principes qui s’adaptent et se transforment. Ensemble et main dans la main, faisons vivre notre foi et faisons avancer les valeurs chrétiennes.

Lucie Dieterich, 20 ans, Sundgau

 

Parlez de Dieu

Élevée dans une famille pratiquante, croire en Dieu a toujours été une évidence. J’ai pris conscience de la chance que j’avais. Par facilité, j’ai été tentée de me renfermer dans ce petit monde catholique. Je regrette de voir tant de jeunes chrétiens qui ont peur de sortir de ce petit cocon rassurant. Le monde qui se déchristianise peut avoir des répercussions positives pour l’Église. Elle a une réelle place à tenir dans cette nouvelle société. Elle doit aider chaque croyant à être une petite lumière pour les autres.

J’attends de l’Église qu’elle prolonge sa réflexion sur l’écologie et la place de l’Homme dans la nature pour comprendre comment, moi, future ingénieure, je pourrai exercer un métier en cohérence avec ma foi.

 

Je rencontre beaucoup de jeunes qui ont un temps été proche de l’Église, mais qui n’ont pas trouvé l’intérêt de continuer parce que rien de solide ne leur a été transmis.

 

La transmission de la foi au sein même de l’Église est importante. Comment des jeunes pourront-ils la transmettre et résister au monde si, dès leur plus jeune âge, ils n’ont pas reçu une base solide ? Selon moi, l’Église fait beaucoup d’effort pour ramener les brebis perdues, ce qui est nécessaire, mais il ne faudrait pas oublier que l’on peut peut-être éviter qu’elles se perdent si elles font l’expérience de Dieu avant d’abandonner.

Je rencontre beaucoup de jeunes qui ont un temps été proche de l’Église, mais qui n’ont pas trouvé l’intérêt de continuer parce que rien de solide ne leur a été transmis. Je ne trouve pas cela très difficile de se montrer catholique en France. Si je peux ressentir quelques fois l’incompréhension, je ne me suis presque jamais sentie jugée. J’ai au contraire plutôt ressenti une soif croissante pour parler de Dieu !

Philippine Villedieu, école d’ingénieure à Strasbourg

 

Dites oui

J’ai eu un parcours classique, baptême – communion – profession de foi, plus par conformité et tradition que par choix et vraie adhésion. C’était par habitude : aller à la messe de temps en temps, se lever quand il faut, ne pas mettre ses coudes sur le devant du banc, en attendant que ça passe. Puis, j’ai croisé le chemin d’autres, heureux d’avoir une relation personnelle avec Jésus et je me suis dit : « Je veux en être ! ».

J’ai participé à des rencontres de jeunes où j’ai découvert la figure de Jésus, un ami sur qui on peut compter, toujours vivant à côté de nous, mort puis ressuscité pour nous. Le message de Jésus est peut-être un peu naïf pour certains, mais quel plus beau message que d’aimer son prochain, de ne pas vivre que pour soi-même, mais en partageant la Bonne Nouvelle. Beaucoup de jeunes se reconnaissent dans ce qu’Il dit.

 

Alors aux aînés de nous laisser avoir notre place dans l’Église.

 

J’ai tendance à voir l’Église comme une institution avec des défauts. Elle est en train de faire une place plus importante aux jeunes, et il faut qu’il en soit ainsi. Cela ne veut pas dire tout changer, mais nous permettre d’avoir des responsabilités. Quoi de mieux qu’un jeune pour parler à un autre jeune ?

Depuis cette année, j’essaye de relancer le groupe de jeunes dans notre paroisse, et d’après ce que je vois, des jeunes motivés, il y en a ! Alors aux aînés de nous laisser avoir notre place dans l’Église. Un vœu à formuler pour ce synode ? Les jeunes désireux de construire l’Église d’aujourd’hui devraient pouvoir trouver une place et agir ! Comme le dit notre archevêque : « dans le doute, dites oui ! »

Marie, Geispolsheim

 

 

(Visited 96 times, 1 visits today)

Etiquettes

Partager

Aucun commentaire

Laisser un commentaire.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.