jeudi 27 juin 2019
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Homélie du 23 septembre 2018



LIRE LES LECTURES DU JOUR

 

Quand Jésus nous parle, à nous, hommes de la terre, de grand, petit, dernier ou premier, il nous parle d’une échelle de grandeur qui est sur un autre registre que celui qui nous est familier. En Dieu, l’étalon de la grandeur n’est pas une mesure. On ne calcule pas la grandeur en mètres, en minutes, en litres ou en euros. La vraie grandeur, celle dont parle Jésus, ne peut pas se mesurer. Car la grandeur, c’est l’amour. Et comme dit saint Bernard, «la mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure».
Dieu est ainsi. Dieu est amour. «À sa grandeur, point de mesure», dit le psalmiste (Ps 145,3).
Ni augmentation, ni diminution. Ni progrès, ni déclin. Pas de calcul, pas d’économie, pas de répartition de l’amour.

 

Dieu «est» amour (1 Jn 4,8).
Dieu est toujours lui-même, c’est à dire le plus grand dans toutes les situations. Que Jésus soit élevé à la droite du Père ou cloué sur la croix, il est et demeure «le Seigneur, à la gloire du Père» (Ph 2,11).
Rien n’altère ce qu’il est. Il est si puissant qu’il peut renoncer à sa puissance sans devenir faible. Il est si grand qu’il peut se faire tout petit sans perdre sa prééminence. Dans l’infini, y-a-t-il vraiment du grand et du petit ?

 

Et nous, frères et sœurs, qui sommes-nous ?

 

Les enfants du Père, tel cet enfant que Jésus embrasse devant ses apôtres. Notre existence vient de Dieu. Il est Celui qui nous donne la vie, la paix, la joie. Nous sommes tout en Dieu, et pourtant nous avons besoin de l’autre, du frère, pour épanouir ce que nous sommes. Ce n’est pas une relation de comparaison qu’il nous faut vivre entre nous car elle est illusoire et fausse ; non, c’est une relation d’amour à travers le don de soi et le service.

 

«Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous, et le serviteur de tous».
Plus nous aimons, plus nous nous donnons et plus nous devenons ce que nous sommes. On peut avoir l’impression de se perdre, de disparaître car servir un autre, c’est se mettre en dessous de lui. Et pourtant nous grandissons de cette grandeur qui est propre à Dieu.

 

Aimer, c’est être si libre de soi que l’autre est toujours préféré. C’est dans cette liberté que j’atteins la plénitude de ce que je suis.

 

«Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne.»
Oui vraiment dans l’amour, il n’y a plus ni haut, ni bas, ni prince, ni esclave. Car l’amour élève au-dessus de tout. Et rien n’est bas, rien n’est vil qui est rejoint par l’amour. Aimer, c’est être si libre de soi que l’autre est toujours préféré. C’est dans cette liberté que j’atteins la plénitude de ce que je suis. L’infini de l’amour envahit la finitude de mon cœur. À cet instant, je peux dire : j’existe !

 

Seigneur notre Dieu, tu as envoyé ton Fils, premier-né de toute créature, pour être le dernier et le serviteur de tous. Fais-nous grandir dans l’humilité et rends-nous accueillants aux plus petits de nos frères.

 

Abbé Philippe LINK

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Derniers commentaires

  • Père je vous suis depuis votre site précédent. Je pense que beaucoup n’ont pas fait la bascule.
    Merci beaucoup pour tout cet enseignement.
    Nous sommes de Poitiers.
    Bon vent. JC J

  • Grandir dans l’humilité c’est reconnaître que l’autre est mon frère

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