dimanche 16 juin 2019
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Rencontre avec l’abbé René Fischer, nouveau supérieur du Grand Séminaire

 

Quelques semaines avant le démarrage de sa nouvelle mission, rencontre avec l’abbé René Fischer. Après avoir été curé de la communauté de paroisses de Neudorf-Port du Rhin, il devient à la rentrée le supérieur du Grand Séminaire.

C’est avec humilité que j’accueille cette nouvelle mission, dans le lieu où j’ai été moi-même séminariste (il y a 37 ans !). Depuis, bien des choses ont changé ! À la rentrée, le Grand Séminaire accueillera quatre séminaristes en première année. L’an dernier, ils étaient à Nancy en Propédeutique : un temps pour éprouver, vérifier leur attachement au Christ. Ces jeunes hommes n’ont pas « baigné » dans un climat ecclésial. Ils sont là, suite à une rencontre avec le Christ, à une parole, à une découverte, à une conversion, au mûrissement d’un long chemin.

 

Se laisser configurer au Christ

Le Grand Séminaire se veut et se conçoit comme lieu de vérification, de vie, de formation et d’étude, un lieu d’ouverture à la foi et au monde. Il n’est pas d’abord le lieu où l’on apprend « le métier de prêtre » mais un temps et un itinéraire d’approfondissement – personnel et ecclésial – de la relation au Christ.

En 2016, avec la parution de la nouvelle « Ratio Fundamentalis », l’Église a remis sur le métier la question de la formation des futurs prêtres. Il s’agit d’un guide fondamental pour tous les séminaires dans le monde. Il met en évidence deux étapes capitales de leur formation : d’abord celle de devenir disciple-missionnaire et ensuite, celle de se laisser configurer au Christ-Pasteur. Sur la base de cette Ratio universelle, chaque Conférence épiscopale doit encore rédiger une Ratio Nationalis propre visant à unifier la formation donnée dans un pays en tenant compte du contexte culturel, social et ecclésial dans lequel les futurs prêtres exerceront leur ministère.

Je trouve ce guide remarquablement bien adapté aux hommes d’aujourd’hui. Il insiste en particulier sur l’unité et l’intégralité de la formation : humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale.

 

Pas un modèle de prêtre unique

Se laisser former par le Christ, ne signifie pas « formater » les candidats au sacerdoce. Il n’y a pas un modèle de prêtre unique. Chacun est configuré au Christ, avec son charisme propre, ses attentes pour le ministère, en réponse aux besoins de l’Église en un lieu (le diocèse) et un temps (aujourd’hui, ni hier ni demain). Pasteur, le prêtre est avant tout un passeur. À l’image de Jean-Baptiste, il est celui qui invite : « Ne me regardez pas, regardez le Christ. »

L’avenir, je ne le connais pas, on verra bien où l’Esprit-Saint nous guidera. Mon souhait, c’est que la communauté du Grand Séminaire soit un lieu de vie fraternelle, à l’école du seul Pasteur. Nous allons apprendre à vivre ensemble. Car c’est aussi dans la vie communautaire qu’est vérifiée l’aptitude des futurs candidats au sacerdoce.

Je m’interroge sur la question de l’appel des futurs prêtres : l’appel au diaconat permanent, porté actuellement par les communautés chrétiennes, fonctionne bien.

L’appel à la prêtrise ne pourrait-il pas être porté de la même façon par les communautés chrétiennes ?

 

Abbé René Fischer

 

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