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mercredi 12 décembre 2018
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La Bibliothèque Humaniste de Sélestat … transfigurée

Après quatre années de fermeture, la Bibliothèque Humaniste de Sélestat a, de nouveau, ouvert ses portes depuis le 23 juin. L’attente fut longue, mais le résultat est à la hauteur des espérances.

Plus qu’une transformation, il s’agit d’une réelle transfiguration ! Au même endroit mais plus tout fait la même… Grâce au talent d’un de nos grands architectes français : Rudy Ricciotti, par ailleurs le très inspiré auteur du Mucem, Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée à Marseille.

 

Un trésor rare en Europe

Il a su façonner le cadre rêvé pour la bibliothèque de l’humaniste alsacien Beatus Rhenanus (1485-1547), ami proche du grand Érasme de Rotterdam (1466-1536) et son plus zélé collaborateur du temps de leur séjour commun à Bâle. La bibliothèque de Beatus est un trésor rare en Europe. Nous avons la chance d’en conserver l’intégralité à Sélestat, ville centrale de l’ancienne Décapole alsacienne ; ville essentielle aussi de l’humanisme en Alsace grâce à une école sans concurrence à cette époque : l’école latine ou école paroissiale qui fut un creuset de l’humanisme rhénan.

 

C’est donc cela la nouvelle Bibliothèque humaniste de Sélestat. La réunion de deux bibliothèques exceptionnelles, celle de l’École latine et celle, privée, de Beatus Rhenanus qui eut l’excellente idée de la léguer à sa ville natale juste avant sa mort en 1547.

 

L’Alsace, alors, n’avait pas encore d’Université. Celles-ci se trouvaient à proximité. À Heidelberg notamment, depuis 1386, à Bâle et à Fribourg surtout, toutes deux créées au lendemain du Concile de Bâle, respectivement en 1458 et 1460. La plupart des étudiants alsaciens les avaient fréquentées. Les humanistes locaux de la première génération, entre autres, les strasbourgeois Geiler de Kaysersberg et Sébastien Brant, le sélestadien Jacques Wimpfeling. Quelques autres, beaucoup plus rares, avaient étudié à Paris, dont Beatus Rhenanus justement.

 

Des intellectuels et des chrétiens

Beaucoup avaient préparé l’université à l’école latine de Sélestat dont les maîtres, depuis le milieu du XVe siècle, étaient non seulement de parfaits spécialistes de la littérature antique, amoureux de l’éloquence, des belles lettres et du retour aux sources latines et grecques, amorcée par Pétrarque dès le XIVe siècle en Italie, mais ils étaient également d’ardents chrétiens, convaincus de la nécessité de réformer l’Église bien mal en point. Réformateurs avant la Réforme protestante en quelque sorte. Quelques responsables de l’école sélestadienne avaient été, en outre, directement influencés par la Devotio moderna des frères de la vie commune de Deventer aux Pays-Bas, ardents propagateurs d’une foi basée sur l’Écriture et le recueillement intérieur.

C’est donc cela la nouvelle Bibliothèque humaniste de Sélestat. La réunion de deux bibliothèques exceptionnelles, celle de l’École latine et celle, privée, de Beatus Rhenanus qui eut l’excellente idée de la léguer à sa ville natale juste avant sa mort en 1547. Pour la plus grande gloire de Sélestat. N’a-t-elle pas été inscrite au Registre Mémoire du Monde de l’Unesco en 2011. Elles ont désormais trouvé, toutes deux, un écrin digne de leur exceptionnelle richesse.

Gabriel Braeuner, Président des Amis de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat

 

Possibilité de visites guidées

 

Toutes les informations sur www.bibliotheque-humaniste.fr

 

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