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Billet de Mgr Ravel : C’est la lutte vitale

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Comme chaque mois, retrouvez la parole libre de Mgr Luc Ravel.

« Une nouvelle génération de chrétiens est appelée à contribuer à l’édification d’un monde où la vie est accueillie, respectée et aimée, non rejetée et ressentie comme une menace et par conséquent détruite. Une nouvelle ère où l’amour n’est pas avide et égoïste, mais pur, fidèle et sincèrement libre… »  (Benoît XVI, homélie du 20 juillet 2008 aux JMJ de Sydney).

 

Aujourd’hui, dépouillée de ces forces mondaines, dont le Seigneur ne l’a pas revêtue, l’Église transforme le monde grâce à sa force propre, celle de l’Évangile. Elle cherche à appliquer cette force de l’Évangile au lieu précis à partir duquel le salut ira rayonnant de partout mais rayonnant en passant à travers les autorités et les lois dont Dieu a doté le monde des hommes et l’univers des choses.

 

Stupéfiant combat

Ce lieu précis, c’est la vie humaine : « Je suis venu pour la vie et qu’ils l’aient en abondance. » Et c’est pourquoi la nouvelle évangélisation, comme chemin neuf de l’Évangile, partira de ce combat formidable contre la vie et de celui, plus modeste, de la lutte pour la vie. Nous assistons ou participons à ce choc frontal de deux tendances, l’une anti-vie, l’autre pro-vie. Cet affrontement semble propre à notre temps mais il peut être clairement identifié comme étant le lieu de la mort et de la Résurrection du Christ, source de notre salut. Nous chantons à Pâques : « Mors et vita duello… » La mort et la vie se sont livré un combat stupéfiant.

Le salut s’applique là où il est né. À ce point en l’homme où se rencontrent la mort et la vie, sur cette frontière instable où nous sommes parfois posés, incertains de la suite…

Le suicide émerge de cette lutte pour en dénoncer toute la profondeur : c’est en l’homme lui-même que ce combat, cette agonie, se déroule, car la culture de mort le détourne des forces vitales en l’imbibant du mépris de la vie.

 

Seuls les vivants aiment

Si nous arrivons à toucher cet homme, au bord du suicide, et à le guérir du non-sens de sa vie en lui insufflant le souffle de l’Évangile, alors nous serons vraiment sur le chemin ouvert de la nouvelle évangélisation. Le Salut en Jésus-Christ (et lui seul) renverse la tendance vers la mort pour instaurer en l’homme une aube de résurrection.

Voilà le lieu prioritaire, en fait unique, où s’applique le salut : l’amour pour la vie, l’amour de la vie, porté par un sens de l’amour, sens à la fois transcendant et immanent au monde. Si l’une des dimensions fait défaut, ce sens s’effrite et se disloque à la première vague de « pesanteur ».

Oui, le salut passe par l’amour : car si la vie porte l’amour (seuls les vivants aiment), bien davantage l’amour porte la vie. L’amour, en effet, précède la vie dans une antériorité dévoilée par la foi : un Amour éternel nous a fait naître.

 

+ Luc Ravel, archevêque de Strasbourg

 

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