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AccueilDossiersMai 2018Une leçon d’histoire au Hartmannswillerkopf pour des jeunes collégiens

Une leçon d’histoire au Hartmannswillerkopf pour des jeunes collégiens

Sur une ligne de crête dominant la plaine d’Alsace, le Hartmannswillerkopf est l’un des quatre monuments nationaux français élevé à la mémoire de la Grande Guerre. Une fois franchi le mémorial, des centaines de croix blanches et ce qui reste des tranchées témoignent des combats que soldats français et allemands ont livré en ce lieu au sacrifice de leurs vies.

Ce jour-là, une cinquante de jeunes du collège Benjamin Malossane de Saint-Jean-en-Royans dans la Drôme visitent le site. Ils ne sont pas là en vacances mais pour aborder sur le terrain la question des conflits mondiaux qu’ils étudient dans leurs cours d’histoire de 3ème. Après avoir visité le Mémorial de Schirmeck et le Parlement Européen à Strasbourg, ils sont invités en cette belle matinée de printemps à s’immerger dans la dure réalité de la guerre de tranchée.

Ici, pendant quatre ans, les soldats français remontant de la vallée de Thann ont bloqué les soldats allemands. Jusqu’à la mi-juin 1916, les combats sont terribles. 90 % des soldats morts sur cette ligne de crête le seront pendant cette première partie du conflit. La suite ne sera plus qu’une guerre de position moins coûteuse en vies humaines. À la fin de la guerre, on dénombrera plus de 8 000 victimes françaises et allemandes.

 

La vie dans les tranchées

Pendant deux heures, le petit groupe accompagné d’un guide va découvrir les lieux. À commencer par le grand cimetière où sont enterrés 1 640 soldats français. Puis c’est la découverte d’une partie du champ de bataille. Sous les arbres, qui ne sont certainement pas d’époque puisque toute la végétation a été dévastée par les bombardements, serpentent les boyaux et les tranchées creusés il y a plus d’un siècle. Au total : 90 km.

C’est là que vivaient des milliers de soldats dans des abris de fortune sous la terre pour se protéger de la mitraille, mais sans pouvoir échapper à la vermine et aux poux. Certains vivront là plus de deux mois en attendant la relève ! Des poteaux métalliques, des fils de fer barbelés ou des tours de gué parsèment le terrain comme les derniers vestiges de ces jours de feu.

À un siècle de distance, comment comprendre le côté « dérisoire » de cette guerre de position si coûteuse en vies humaines. Les collégiens posent régulièrement des questions au guide sur la vie quotidienne des soldats.

À son  invitation, c’est dans le silence qu’ils remontent le cimetière en hommage aux poilus avant de visiter l’Historial, conçu conjointement par les ennemis d’hier, et inauguré le 10 novembre 2017 par les présidents français et allemand.

 

Les leçons de l’histoire

Ce voyage d’étude n’a pas seulement pour but de jeter un regard sur le passé. « Nous avons organisé ce déplacement en Alsace pour montrer que dans cette région, il y a eu beaucoup de conflits avec l’Allemagne», explique Karine Pellerin, professeur d’histoire géographie et organisatrice de ce voyage.

Mais grâce à la construction européenne, on est passé d’une situation de guerre à une situation de paix. Il est important de faire prendre conscience à ces élèves de la nécessité de se souvenir de cette histoire pour construire et garantir la paix et tisser des liens de coopération et de fraternité entre les différents États. »

Si ce projet pédagogique est réussi, alors tous ceux qui sont tombés ici ne seront pas morts pour rien.

Hervé Jégou

 

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