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AccueilDossiersMai 2018Deux portraits de militants de la non-violence

Deux portraits de militants de la non-violence

Hervé Ott et Peter-Michael Kuhn sont militants de la non-violence : ils mettent leur engagement au profit de la paix.

Apprendre à gérer les conflits

Théologien de formation, Hervé Ott est formateur et consultant à l’Institut européen Conflits Cultures Coopérations (Millau – Aveyron). Il est à l’origine de l’Approche et Transformation Constructives des Conflits. De fait, la « transformation constructive » des conflits est pour lui préférable à celle de « non-violence », trop ambigüe et idéaliste.

Comme il le souligne : « Le conflit, trop souvent considéré comme destructeur, peut être constructif, facteur de changement ».

Car il distingue deux types de conflits : « Les conflits d’intérêts, légitimes, qui se travaillent par la négociation. Quand les émotions s’en mêlent, cela devient rapidement un conflit d’identités, c’est alors qu’on accuse l’autre avec ce « tu qui tue ». Il est alors nécessaire d’être aidé par un tiers neutre. » Pour Hervé Ott, le pire de la violence, c’est sa justification : « Il faut donc travailler sur nos représentations de la violence pour les déconstruire. »

Il intervient aussi auprès des mouvements d’Églises et de paroisses : « Dans l’Église, il y a trop souvent un déni du conflit et on croit pouvoir se passer de médiation. Du coup, trop de gens quittent l’Église car elle devient un lieu de souffrance. » Hervé Ott insiste pour qu’en cas de blocage dans une paroisse, on mette en œuvre une médiation professionnelle plutôt qu’une conciliation : « Le conciliateur écoute les deux parties et essaie de trouver un juste milieu.

Le médiateur créé les conditions pour rétablir la confiance de sorte que l’accord soit trouvé par les parties elles-mêmes », conclut-il.

Isabelle Dumont

Infos : www.ieccc.org

Astuces de Hervé Ott pour désamorcer la spirale de la violence et s’apaiser

  • Apprendre à nommer et accueillir son émotion (surprise, peur, colère, honte, dégoût, etc.)
  • Nommer la frustration d’un besoin fondamental (abandon, rejet, agression, envahissement, perte de repères, contrôle, etc.)
  • Exprimer à l’autre une intention de relation bienveillante

Artisan de paix avec Pax Christi

« Nous sommes en situation de guerre, l’OTAN est en crise, mais la France a la capacité militaire d’intervenir dans des conflits » a dit le général Éric Hautecloque-Raysz, lors d’une journée d’étude à Strasbourg, l’année dernière.Il n’est pas ici question de désarmement ou de la condamnation de la bombe atomique comme l’exige Pax Christi et aussi le pape François.

Dans cette « situation de guerre », le général n’envisage pas les conséquences désastreuses des ventes d’armes et de la course aux armements face aux enjeux écologiques et sociaux. Ce monde suit trop souvent cette logique de la sécurité : « Si tu veux la paix, prépare la guerre », ce qui veut dire qu’il faut toujours être plus fort que l’autre, qu’il faut le dominer pour garantir la paix.

Mais c’est une illusion dangereuse !

La voie de Jésus, c’est tout autre chose : « Si tu veux la paix prépare la paix ! » C’est pourquoi, c’est avec Pax Christi que j’ai choisi de m’engager contre ce mythe de la violence salvatrice qui s’exprime dans cette doctrine de la dissuasion de l’OTAN, prête à la première frappe nucléaire.

Quelle horreur quand je pense à Hiroshima !

Je me bats pour une politique active de la paix à la place de dépenses militaires très élevées. Comme membre de Pax Christi je veux propager et vivre des voies de la non-violence active que nous trouvons tous dans l’Évangile de Jésus.

 

 

Peter-Michael Kuhn
Offenburg en Allemagne

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